17.02.2011
Clichés de Suisse : Un pays montagnard aux divins nectars !
Pour les français la Suisse est un pays de montagnes où l’on produit des montres, du gruyère, du chocolat au lait et où nos artistes et sportifs les plus en vue, généralement férus de causes humanitaires, se sont installés, sans doute pour l’air vivifiant que l’on y respire . On ne peut pas dire, au demeurant, que ça réussisse à Jauni Olida qui me rappelle la momie de Ramsès II, ce qui laisse penser que sa moitié a une vocation refoulée d’archéologue.
Les suisses ont été les derniers à croire que la terre était ronde vu que les montagnes leur bouchent toujours l’horizon. Quand ils l’ont découvert, ça a été un choc pour eux de savoir que les chinois vivaient la tête en bas et c’est pourquoi on ne rencontre jamais de suisse au sud de l’équateur !
C’est un pays pacifique où il fait bon vivre, même les vaches vous le diront qui jouissent de conditions de vie idylliques, ce qui explique que le chocolat au lait suisse soit si bon.
D'ailleurs, les vaches les plus méritantes ont droit à l’équivalent de la légion d’honneur qui chez nous est au contraire généralement attribuée à ceux qui nous prennent pour des veaux ou des vaches à lait. En Suisse, comme en de nombreux pays, les situations dépendent généralement de votre travail et de vos talents. En France, elles sont inversement proportionnelles au mérite.
Nous avons du mal à imaginer, nous français, rois de la baguette, du camembert et du vin rouge que d’autres pays puissent produire des vins aussi bons que les nôtres, à fortiori la Suisse, pays d’alpages !
Et bien, il faut se réjouir car il n’y a pas de bons flacons qu’en Gaule et le vignoble suisse fait honneur à vitis vinifera, le plus beau cadeau que Noé ait fait aux hommes.
Le vignoble suisse est certes à peine plus étendu que le vignoble alsacien (environ 15.000ha) mais il recèle des trésors insoupçonnés dont le secret est d’ailleurs bien gardé car seuls 2% de la production sont exportés.
Le canton de Vaud, au centre duquel trône le château d’Aigle, est l’un des meilleurs cantons viticoles de Suisse. Les autres régions viticoles sont les cantons du Valais, de Genève, du Tessin, des Trois Lacs et quelques autres plus confidentiels.
La vigne occupe les coteaux exposés au sud, parfois sur des pentes qui donnent le vertige et ne ménagent pas la peine de ceux qui les exploitent. La vigne et le vin sont dans ce pays autant que dans le nôtre, considérés comme des symboles d’une haute civilisation.
Je vous livre ci dessous in extenso les commentaires que l’on peut lire à ce sujet dans le cadre de l’excellente exposition consacrée à la vigne et au vin dans les salles du château d’Aigle. C’est un texte que l’on devrait, à mon humble avis, annexer à la constitution française.
« Boisson des dieux, sang de la terre, symbole d’éternité puisqu’il survit à la mort hivernale de la nature, le moût devenu vin est aussi un breuvage initiatique qui permet à l’homme de transgresser ses limites, d’accéder, ne serait que provisoirement, à l’ivresse divine.
Le vin est aussi le produit d’un travail, celui du vigneron, soumis aux aléas du temps et de la nature. Divinités et Saints patrons accompagnent et protègent chaque époque du cycle végétatif de la vigne, la transformation du moût, la présentation du vin nouveau.
Enfin la vigne doit être taillée, contenue, conduite. Son travail nécessite un apprentissage ; elle est un signe de civilisation puisqu’elle symbolise le passage de l’état de sauvage-cueilleur à celui de cultivateur.
Mais s’il abuse du vin, l’homme peut rapidement se déshumaniser et devenir un animal, comme nous l’enseigne une légende juive :
Lorsque Noé planta la vigne, Satan se présenta à lui et lui offrit sa collaboration. « Veux-tu que nous plantions ensemble ? » « Je veux bien » répondit Noé. L’association conclue, Satan immola successivement une brebis, un lion, un singe et un cochon, et arrosa de leur sang la vigne. Comme Noé était interloqué, il expliqua : « Au premier verre du jus de ce fruit, l’homme deviendra doux et humble comme la brebis ; au deuxième , il se sentira fort comme le lion et ne cessera de se vanter ; au troisième et au quatrième, imitant le singe, il se mettra à danser, à jouer et à dire des sottises. Puis une fois ivre, il se vautrera comme le cochon dans la boue et les immondices !.
J’avouerai que pour ma part je fais souvent le singe !
Gràce au foehn , ce phénomène météorologique qui fait descendre un vent chaud et sec dans les vallées alpines, les raisins connaissent une maturation parfaite qui permet de produire des vins aromatiques et harmonieux.
Il faut goûter les vins blancs vaudois issus du chasselas - que l’on vend en France comme raisin de table - et notamment l’Aigle des Murailles de chez Badoux, pour découvrir que la Suisse est un pays de grands vins. L’étiquette en a été dessinée par Frédéric Rouge , le grand peintre vaudois dont la carrière a chevauché deux siècles et dont j’ai eu le plaisir de rencontrer le petit fils grâce à mes amis suisses. Celui-ci nous a fait découvrir l’œuvre talentueuse et extraordinairement diverse de son ancêtre. Je le salue cordialement au passage et le remercie de son accueil.
Il faut aussi goûter aux vins rouges issus pour certains de cépages que l’on ne connaît pas en France et qui présentent une palette aromatique originale et une structure également harmonieuse. Le domaine du Centaure, dont le vignoble est situé à Dardagny près de Genève, produit à cet égard une gamme remarquable de vins rouges mais aussi de vins blancs.
Vous allez penser que mes propos sont inspirés par l’amitié mais je vous invite ardemment à juger par vous même. Les Suisses ne sont pas les chinois dont l’économie n’est qu’une vaste photocopieuse de ce qui a été inventé ailleurs et qui sont capables de faire du vin sans grappe de raisin ! Le vignoble suisse est aussi ancien que celui de notre pays et leur savoir faire viticole n’a rien à envier au nôtre.
Je pense que ces photos de vignobles accrochés sur les pentes du lac de Genève achèveront de vous convaincre. Car il en va des vignes comme des hommes, quand on grandit dans un cadre d’une pareille beauté en soi ne peut naître que l’harmonie.
En contemplant un tel panorama, on ne s'étonne pas que les vins suisses soient dignes de l'Olympe ! Allez vite en ce pays montagnard pour goûter à ses divins nectars !
Texte (sauf citation du musée du Château de l'Aigle) & photos Ulysse
12:06 Publié dans Cuisine/Gastronomie, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : centaure, chine, frédéric rouge, chasselas, suisse
12.02.2011
Clichés de Suisse : A l’assaut de la Dôle
Je vous emmène ce matin à l’assaut de la Dôle, sommet du Jura suisse qui culmine à 1677m sans prendre en compte la tour qui coiffe son sommet. Comme pour le Mont Blanc qui domine les Alpes suisses, le Crêt de la Neige situé dans le Jura français dépasse son rival Suisse avec ses 1720mètres. Mais les suisses, peuple un peu plus policé que nous le sommes, ne nous en font pas grief et se gardent bien de nous faire remarquer que malgré nos plus hauts sommets la probité et la hauteur de vue de nos hommes et nos femmes politiques restent au ras des paquerettes.
Les montagnes suisses présentent l’avantage pour les randonneurs, par rapport à nos montagnes pierreuses du sud, d’avoir des chemins engazonnés. Ce qui témoigne d’un climat assez humide, expression qui n’est qu’un doux euphémisme comme vous pourrez bientôt le constater.
Pour le moment le soleil est encore de la partie et éclaire somptueusement les forêts d’épicéas qui couvrent le massif et lui ont d’ailleurs donné son nom. Les Celtes nommaient, en effet, cette région « jor » et les romains « juris » qui signifie « pays des forêts ».
Le soleil éclaire aussi généreusement le lac de Genève (lac Léman pour nous français) que nous apercevons d’un promontoire, malgré les troupeaux de nuages qui dévalent des sommets.
Et le jet d’eau du lac, en dépit de ses 140 mètres, n’est guère plus gros, d’où nous sommes, que le jet du Manneken Piss. C’est ainsi que vu du palais de l’Elysée Paris est le centre du monde mais vu de Pékin, de Washington ou de Berlin ce n’est qu’un poulailler où un coq casse les oreilles du voisinage.
Notre regard est soudain attiré par un étrange champignon qui a la forme et la couleur d’un bloc de corail, ce qui en dit long sur le taux d’humidité de l’air ambiant ! Cette découverte suscite notre méfiance et nous lançons un regard plein d’inquiétude aux nuées qui envahissent peu à peu le ciel.
Nous approchons de la paroi sommitale alors que les derniers lambeaux de ciel bleu s’effilochent et que le ciel vire complètement au gris. Mais en montagnards aguerris nous ne nous laissons pas impressionner et nous poursuivons notre ascension.
Mais le brouillard commence à nimber le sommet de la Dôle ce qui nous rend perplexe quant à la pertinence de poursuivre notre randonnée. Certains feront valoir que l’existence humaine elle-même n’est qu’une plus ou moins longue aventure dans le brouillard puisque nous ne savons pas d’où nous venons ni où nous allons. Mais cette aventure en vaut malgré tout la peine car on a quand même pendant les heures de jour suffisamment de lumière pour voir dans le décolleté des femmes et se verser du vin sans en renverser. Alors que sur un sommet enrobé de brouillard il n’y a rien à voir, je peux en témoigner .
D’ailleurs le ciel nous tombe quasiment sur la tête et nous submerge dans un brouillard que même le couteau suisse de mes amis n’arrive pas à couper. Nous considérons donc que poursuivre notre périple dans ces conditions serait suicidaire, et suicidaires nous ne sommes point, vu les flacons stockés dans nos caves respectives et qu’il nous reste à partager.
Nous repérant grâce aux silhouettes élancées des sapins qui déchirent le brouillard, nous nous dirigeons alors vers un refuge que nous avons aperçu à la montée.
Et là, malgré le bois détrempé, Gibus révèle son savoir faire pour allumer le feu . Si jamais la fée électricité désertait un jour nos palais et nos chaumières seuls ceux encore capables d’allumer un feu par temps de brouillard avec du bois mouillé survivraient. Alors entraînez vous sans plus attendre et faites feu de tout bois !
Gibus, dont les talents sont aussi nombreux que les ustensiles sur un couteau suisse, nous confectionne alors des brochettes de saucisses avec des branchettes !
En galant homme, il sert d’abord nos compagnes dont les mines réjouies en disent long sur l’excellence de ce mets d’apparence pourtant rustique.
Puis il savoure à son tour ce mets délicieux qu’on ne sert hélas que sur les pentes du Jura Suisse ! j’en suis désolé pour vous !
De retour dans la plaine, une accorte et peu farouche suissesse tombe sous le charme de mon ami si plein de talents…. Mais Marie, sa compagne, désireuse de ne pas perdre une telle perle, met vite fin à cette idylle champêtre.
A suivre…
Texte & Photos ulysse
09:28 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
06.01.2011
Clichés de Suisse (1ère partie)
La Suisse étant un pays montagnard, les suisses sont réputés pour s’accommoder d’un climat rigoureux. C’est pourquoi les français mettent systématiquement leurs petits suisses dans leur frigo. Mais il y fait suffisamment chaud l’été pour qu’on y cultive la vigne et qu’on y fasse également d’excellents vins.
Toutes sortes de bateaux naviguent sur ce lac : bateaux à voile de tous gabarits, bateaux de ligne réguliers, bateaux à vapeur historiques, vedettes, canoës et pédalos. Quand la tempête sévit – et elles peuvent être très violentes- ce lac débonnaire prend l’allure d’une petite mer.
Les marins suisses, qui n’ont que cette « merette » d’eau douce de 582 km2 pour s’entraîner, ont néanmoins gagné deux fois la coupe de l’America alors que les équipages français qui disposent de 4668 kilomètres de côtes maritime ont toujours lamentablement échoué. Ca ne nous empêche pas, nous français, de prétendre que l’on a les meilleurs marins du monde, comme d'ailleurs les meilleurs vins, la meilleure cuisine, la plus belle capitale, la plus belle femme de président et le président le plus délicieux du monde...
Ce jet d’eau sert de repère quand on déambule dans la ville et je dois reconnaître que jamais ce liquide que je snobe habituellement ne m’a été aussi précieux.
Quand il fait beau le lac prend les couleurs d’un lagon polynésien, ce qui n’a toutefois aucune incidence sur sa température et il est souhaitable d’avoir des ascendants inuits si l’on veut s’y baigner.
Les Suisses qui dominent l’industrie horlogère aiment donner du temps au temps, qui est leur principal fonds de commerce. Quand on les bouscule ou qu’on les stresse ils s’écrient « Y’ a pas le feu au lac !». Et d’ailleurs les bateaux qui traversent le lac ne le font jamais en ligne droite mais en faisant des zig-zags !
Bien que la Suisse soit un pays montagnard ses habitants sont fort marris de ne pas posséder le plus haut sommet d’Europe, le Mont Blanc, qui appartient aux français et dont les neiges éternelles les narguent depuis l’autre rive du lac. Les suisses se consolent en se disant qu’en dépit du Mont Blanc les français skient moins bien qu’eux.
Bien que rudes guerriers les helvètes furent battus par César en 58 avant JC et les romains fondèrent à la suite de leur victoire la ville de Novodunium, l’actuelle Nyon située à 20 kilomètres de Genève.
Il ne subsiste hélas de la présence romaine à Nyon que deux colonnes surmontées d’une corniche sculptée qui se dressent sur l’esplanade des marronniers qui surplombe le lac. De fait, les suisses qui sont très respectueux de l’environnement et ne laissent rien traîner ont évacué la plupart de leurs ruines.
Pour éviter toute nouvelle invasion les villes suisses sont nuit et jour défendues par une redoutable artillerie ….
De même, des citadelles imprenables ont été construites.
Et des murailles défensives d’allure fort originale ont été édifiées le long de la frontière . Ces murailles dénommées « toblerones » que les divisions blindées allemandes n’ont pas osé affronter de peur « d’être chocolat », ont justement donné l’idée à un chocolatier suisse d’en faire une barre de la même forme et du même nom. Ainsi manger une tablette de Toblerone en Suisse est considéré comme un acte civique !
Chaque suisse à sa majorité reçoit l’inimitable et irremplaçable couteau suisse . C’est grâce à cette ingénieuse et peu coûteuse disposition que ce pays a pu sauvegarder sa neutralité au cours des deux dernières guerres mondiales. Qui oserait affronter un pays dont chaque homme porte un tel couteau?
La république suisse, à l’instar de la république française, est née d’une révolution menée en 1798. Mais alors que les français ont choisi pour symboliser la république une jeune femme aux sein nus dénommée Marianne guidant des révolutionnaires sur des barricades, les suisses ont préféré une jeune femme réservée, voire un brin collet monté qui inspire encore aujourd'hui la mode en Suisse. C'est pourquoi les garçons suisses sont si forts au tennis c'est parce que c'est le seul endroit où ils peuvent voir les petites culottes des filles.
Tout aussi austères sont les pères de la Réforme religieuse suisse, les Calvin, Farel, de Bèze et Knox qui ont introduit le protestantisme en Suisse, au lieu et place l’église catholique, alors minée par la corruption. Les français qui sont restés majoritairement catholiques ont au contraire une grande tolérance vis à vis de la corruption notamment celle des hommes politiques qu’ils réélisent « ad vitam eternam » quel que soient leurs forfaits. La différence tient, à mon avis, au fait que le protestantisme nous enseigne que nous sommes maîtres de notre destinée et ne pratique donc pas le pardon alors que l’église catholique nous inculque que nous sommes faibles et nous invite donc à pardonner.
Autre différence notable avec notre pays : la Suisse est une vraie démocratie où les gens sont appelés régulièrement à voter sur des questions qui déterminent directement leur mode de vie, alors que nous sommes une pseudo république phagocytée par des hommes politiques irresponsables et inamovibles (certains étant de surcroît cacochymes comme on en voit au Sénat) qui gèrent le pays avant tout à leur profit et à celui de leur cour. (lisez le N° 231 de décembre 2010 du magazine Capital sur le piston en France et vous serez édifié)
De même alors qu’en France les laboratoires peuvent impunément empoisonner les citoyens, les hommes politiques dilapider l’argent public les pollueurs ne jamais être inquiétés, en Suisse le principe de causalité est appliqué dans tous les domaines avec la plus grande rigueur comme l'illustre cette décision des citoyens de Davos.
Bon c’est vrai les Suisses ont quelques défauts dont celui de spéculer de façon éhontée sur le temps, ce qui fait que ça coûte très cher d’avoir l’heure dans ce pays. Et certains gogos chez nous, Nicolas, Jacques et bien d’autres, sont tombés dans le panneau et dépensent une fortune pour avoir un joujou suisse qui donne l’heure alors qu’elle est affichée gratuitement sur les mobiles, les ordinateurs, les clochers d’église etc…
Mais contrairement aux apparences, les suisses sont aussi d’incorrigibles romantiques qui ont un cœur tendre prêt à s’enflammer à la première occasion.
La disponibilité et la ponctualité des trains suisses est légendaire et n’est pas affectée par trois centimètres de neige comme nos super TGV qui deviennent dans ce cas des TGB (Très Grands Bazards).
En revanche du coté des compagnies aériennes le bilan est moins glorieux car depuis la faillite de Swissair en 2002 la compagnie nationale est contrôlée par la Lufthansa . Seuls les moins de dix ans ont encore la chance de pouvoir voler sous pavillon suisse !
En Suisse prospèrent une ribambelle de grosses « légumes » dont un grand nombre d’origine française qui y trouvent un terrain fertile mais qui sont plutôt indigestes et qu’il vaut mieux boycotter. Heureusement les Suisses disposent également d’une riche diversité de légumes ordinaires bien plus utiles et profitables à la santé .
L’un des charmes de la Suisse (ils sont nombreux) est que le commerce y est resté traditionnel, mais on y accepte quand même les cartes de crédit.
Outre la finance, la chimie et l’horlogerie l’économie suisse repose sur deux produits emblématiques : le lait qui a un goût inimitable dû à la verdeur des alpages et aux conditions de vie idylliques qu’y connaissent les vaches (mieux vaut être vache en suisse que canard dans les landes). De fait, le lait suisse est d’une telle richesse que le gruyère que l’on y produit n’a pas de trous au contraire de son ersatz français qui en est plein.
…le second étant bien sûr le chocolat dont les suisses produisent des montagnes de toutes sortes y compris au piment extra fort qu’il faut goûter au moins une fois dans sa vie et qui est le secret de mon énergie ! D’ailleurs la sécurité sociale suisse rembourse le chocolat à raison de quatre carrés par jour, dose recommandée par le corps médical et la croix Rouge. C’est sans doute pour ça que tous les sportifs français de haut niveau se sont réfugiés en suisse !
Un troisième produit est également présent dans tous les cafés, restaurants et foyers suisses : le vin, bon de surcroît et produit dans le pays. Et c’est là une énorme surprise qui attend le touriste français généralement chauvin : on y déguste des chasselas (traité en France comme du raisin de table) des pinots gris et noir, des garamet et garanoir (cépages locaux) et d’autres encore à se rouler par terre (surtout si on en abuse !) On y voit aussi des vignes dévaler jusqu’au bord du lac d’une beauté à couper le souffle ; je vous les montrerai, c'est promis, dans une prochaine note.
Et bien sûr on ne fait pas un voyage en Suisse sans manger une fondue . Bon ne comptez pas sur moi pour vous donner l’adresse où nous avons raclé jusqu’à la dernière goutte de ce délice montagnard, mais il existe mille endroits où l’on en sert d’excellentes. Il suffit de demander aux locaux qui se feront un plaisir de vous renseigner. Et n’hésitez pas à exiger « le coup – voire deux - du milieu » gage d’une bonne digestion et d’une nuit légère ! (peut être moins pour ceux qui dorment en votre compagnie à cause des ronflements, n’est ce pas Marie ?)
Autre surprise : les suisses, que les mauvaises blagues françaises présentent comme lents d’esprit, sont des passionnés d’échecs et tous les squares disposent de jeux géants permettant aux citoyens de sacrifier à leur passion. De fait le suisses ne sont pas lents d’esprit ils sont réfléchis !
De même, on croit que les suisses sont casaniers et préoccupés par leur seul bien être alors que ce sont d’audacieux montagnards (et marins !) qui n’ont pas peur d’affronter tous les risques. D’ailleurs dans le passé les principaux souverains d’Europe s’entouraient de gardes suisses réputés sans peur (pour les reproches je ne sais pas) pour se protéger.
Enfin ce qui fait le charme de la Suisse c’est la propreté des villes : pas de déjections canines sur les trottoirs, pas de papiers, de mégots ou de canettes de bière dans les caniveaux qui sont la caractéristique des villes françaises. Ici quand on revient d’une balade dans la campagne on dispose à l’entrée des villes, chose extraordinaire, de stations pour laver ses souliers !
Et il ne viendrait pas l’idée à un suisse d’entrer dans la ville sans y être passé. Profitons en France des prochaines élections de 2012 pour demander un engagement aux candidats d'équiper toutes les villes de ce dispositif !
Texte @ Photos Ulysse
16:52 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : suisse, lac léman, rolex, couteau suisse
17.02.2008
Souvenirs d'Egypte: les iles d'Assouan
Faire un voyage en Egypte c'est faire un voyage dans le passé de l'humanité, un passé où les
dieux vivaient parmi les hommes. Les temples par leur masse, leur hardiesse architecturale, leur
beauté, leur élégance sucitent respect et admiration. En ces lieux le monde des morts s'impose
au monde des vivants et nous persuade de la primauté de l'esprit sur la matière. La civilisation
égyptienne antique nous fait ainsi croire à notre immortalité et c'est pourquoi en ce pays la
sérénité et la douceur de vivre vous gagnent subrepticement au fil du voyage.
Et cette douceur de vivre nulle part ailleurs on ne l'éprouve aussi pleinement qu'en
visitant Assouan et les îles qui à cet endroit émaillent le Nil
Assouan est située à la frontière de l'Egypte ancienne à l'endroit où les eaux du Nil se
fraient un passage à travers les rochers granitiques de la première cataracte dont certains
ressemblent étrangement à des statues de Pharaon. Ses habitants sont réputés
depuis l'antiquité pour leur hospitalité et leur gentilesse. Ils communiquent une joie de vivre
héritée des anciens égyptiens dont les fresques sur les murs des tombes et des mastabas sont
un hymne au bonheur de vivre quotidien.
Le îles que le Nil a découpées dans ce magma rocheux sont les derniers confettis de
verdure avant l'immense désert qui enserre le lac Nasser qui s'étale à quelques kilomètres en
amont au dessus du grand barrage.
Et de fait sur ces îles une végétation luxuriante prospère comme un défi à la langue du
désert qui lappe à cet endroit les rives du Nil
Les « happy few » ne s'y trompent pas qui viennent chercher ici calme, luxe et volupté
dans le cadre victorien de l'Hotel Old Cataract où sont descendues de nombreuses célébrités
telles qu'Agatha Christie ( pour écrire Mort sur le Nil), Winston Churchill et François
Mitterrand.
Mais les voyageurs aux moyens plus modestes (dont je fais partie) y trouvent
également leur compte car il suffit de louer une felouque quelques heures pour éprouver cette
douceur de vivre en allant à la découverte de l'île Elephantine qui héberge un intéressant musée
(Assouan dans l'antiquité était un haut lieu du commerce de l'ivoire) ou de l'île Kitchener
transformée en jardin botanique.
On oublie alors le temps qui passe et on se laisse surprendre avec ravissement par le
coucher du soleil qui, bien que les prêtres qui le célébraient aient depuis longtemps disparu,
continue de revenir chaque matin ....mais ceci jusqu'à quand ?
Ainsi s'achève notre périple en Egypte....rendez vous dans quelques jours pour de
nouvelles aventures...
PS: Si vous allez à Assouan ne manquez surtout pas de visiter le magnifique musée Nubien à la sortie sud de la ville
Texte & photos Ulysse
13:00 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Egypte, Assouan, Ile Eléphantine, Ile Kitchener
29.01.2008
Souvenirs d'Egypte : Le temple de Philae
Le temple de Philaé est sans doute le monument de l'Egypte antique le plus élégant, le plus raffiné. Il tient cette élégance et ce rafinement au fait qu'il est dédié à une femme : la déesse Isis, soeur et femme d'Osiris, le dieu assassiné et découpé en morceaux par son frère jaloux, le dieu Seth, et qu'elle ressuscita en réunissant les morceaux de son corps qu'elle ramassa à travers toute l'Egypte.
Situé sur une île au milieu du Nil on s'y rend en bateau ce qui ajoute au charme de sa visite.
Il faut y le visiter de jour mais aussi de nuit à l'occasion du son et lumière, l'arrivée sur l'île est alors féérique. On a le sentiment en cheminant de portique en portique que les prêtres qui célébraient autrefois le culte d'Isis sont cachés dans l'ombre.
Les chapiteaux des colonnes en forme de fleurs de lotus sont d'une grace infinie
et les prouesses architecturales des batisseurs egyptiens qui ont su donner des formes aussi aériennes à des empilements de pierres de plusieurs tonnes nous laissent pantois
Merveille parmi les merveilles on découvre à coté du temple d'isis le Kiosque de Trajan qui était destiné à accueillir la barque d'Isis.
Ainsi s'achève notre périple depuis Abou Simbel au travers du lac Nasser . Il nous reste une dernière étape à accomplir qui sera consacrée aux paradisiaques iles Eléphantines.
Texte & Photos Uysse
18:30 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : egypte, philae, isis, osiris
27.01.2008
Souvenirs d'Egypte : les temples de Wadi el Seboua et de Dakka
Nous jetons l'ancre à proximité du modeste temple de Maharraqa construit par les romains en 30 après J.C et qui se trouve à mi -chemin entre les temples de Wadi el Seboua et de Dakka.
Nous nous rendons pédibus jambus au premier d'entre eux dont le nom signifie « vallée des lions » et qui fut construit par Ramsès II en l'honner d'Amon-Ré avant Abou Simbel.
Quelle émotion de déambuler dans l'allée bordée de shinx à corps de lion en contemplant au loin les eaux bleues du Lac Nasser.
Il y a près de 3500 ans les prêtres procédaient aux rites et offrandes destinées à obtenir la mansuétude des dieux et aujourd'hui seul le vent du désert parcourt les lieux ....
Une statue de Ramsès II git couchée dans le sable, émouvant symbole de la fragilité de toute chose y compris des civilisations qui se croyaient éternelles.
C'est à dos de dromadaire que nous nous redons ensuite au temple gréco romain de Dakka dont la construction fut commencée au III ème siècle avant J.C sous le règne du roi Ethiopien Ergamène et qui fut parachevé au Ier siècle après J.C par l'empereur Auguste.
A suivre....
Texte & Photos Ulysse
08:54 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : wadi el seboua, dakka, egypte, ramses II
21.01.2008
Souvenirs d'Egypte : le temple d'Amada
Après avoir navigué toute journée sur le lac Nasser, notre bateau accoste près du Temple d'Amada dans une région désertique.
Nous sommes encore en Nubie, la région qui a donné à l'Egypte des pharaons noirs au VIIème siècle avant J.C.
Une foule de Nubiennes nous accueillent à notre descente de bateau, vêtues de magnifiques habits traditionnnels qui contrastent avec l'austérité de la région.
Nous nous dirigeons pédibus jambus vers le modeste temple érigé par Toutmosis III en l'honneurdu dieu Amon-Ré
L'aspect extérieur du temple ne paye pas de mine avec son aspect de grossière casemate, mais quand on y pénètre un choc vous attend car l'ensemble des murs sont couverts de magnifiques peintures magnifiquement conservées par l'air sec du désert.
Puis nous reprenons notre périple au travers du Lac nasser et jetons l'ancre près d'un ilôt abritant une cabane de pêcheurs dont les prises (principalement des perches du Nil) sont régulièrement collectées par des petits bateaux à moteur qui font la navette jusqu'à Assouan.
Hormis cette modeste baraque de pêcheurs, nous sommes loin de toute trace de civilisation humaine, perdus entre l'eau du Nil, jaillie des lointaines forêts tropicales, et les étoiles. Dans le silence nous contemplons alors le coucher du soleil en ayant une pensée émue pour les anciens pharaons qui, pendant des millénaires, lui ont offert des offrandes afin qu'il veuille bien revenir. Je reste persuadé que sans ces offrandes le soleil serait depuis lors parti vers une autre galaxie à la recherche d'une planète aux habitants plus civilisés !.
Texte & photos Ulysse
16:15 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : egypte, lac nasser, perche du nil
18.01.2008
Souvenirs d'Egypte : Les temples d'Abou Simbel
L'antique civilisation Egyptienne a fait une large part aux femmes. Celles ci avaient au sein de la société civile un statut égal à celui de l'homme et quelques unes d'entre elles ont pu accéder au poste suprême. En outre de nombreux monuments ont été costruits par les pharaons en l'honneur de leurs épouses. C'est donc un juste retour des choses que, grâce à la détermination d'une femme, Christiane Desroches Noblecourt, les temples d'Abou Simbel et bien d'autres installés le long du Nil aient été sauvés de l'ensevelissement sous les eaux du Lac Nasser, créé à la suite de la construction du grand barrage d'Assouan.
En effet, à la fin des années 1950, à la demande de l'UNESCO Christiane Desroches Noblecourt va dresser l'inventaire des monuments menacés, puis le 8 mars 1960, de concert avec les autorités egyptiennes et sous l'égide de cet organisme, lancer un appel solennel à la solidarité mondiale. André Malraux, alors ministre des affaires culturelles, soutient cette action et cinquante pays vont contribuer à sauver ces monuments qui seront classés au patrimoine de l'humanité. Ils seront démontés pierre par pierre et remontés au dessus de la ligne des eaux dans des endroits similaires à ceux où ils étaient originellement implantés.
Et c'est grâce à ce sauvetage que nous pouvons encore admirer ces merveilleux monuments qui bordent le lac Nasser, dont les plus beaux joyaux sont les temples d'Abou Simbel
Après ce bref rappel historique, rendons nous à Abou Simbel en avion à partir d'Assouan, toute la région depuis cette ville n'étant qu'un vaste désert inhospitalier.
Là notre bateau nous attend ancré en face du temple d'Abou Simbel édifié en l'honneur de Ramsès II (XIII siècle A J.C.) qui fut l'un des pharaons les plus puissants de l'ancienne Egypte.Et l'on peut dire que les anciens Egyptiens ont bien fait les choses en ornant le temple de quatre gigantesques statues de Ramsès de 38 m de haut .
Ces statues arborent sous un visage souriant (bel exemple de « force tranquille ») la double couronne de haute et basse Egypte qui faisaient d'eux à l'époque les souverains les plus puissants du monde
L'intérieur du temple est couvert de bas reliefs de toute beauté illustrant notamment la « pseudo » victoire remportée par le Pharon à Qadesh contre les Hittites (qui se solda en fait par un match nul) et montrant des scènes émouvantes de prisonniers enchainés par le cou.
Au fond du temple se trouve un sanctuaire où trônent quatre statues représentant respectivement le dieu Ré-Horakhty, Ramsès II, le dieu Amon-Ré et enfin le dieu des ténèbres Ptah qui, à l'exception de ce dernier, sont éclairés par les rayons du soleil au lever du jour les 20 février et 20 octobre pour être rechargés en énergie divine.
A coté de son temple, Ramsès II a fait édifier en l'honneur de sa grande épouse Nefertari un second temple tout aussi monumental où il figure en sa compagnie et celle de ses enfants.
On est sidéré par la puissance mais aussi l'élégance et la sérénité qui se dégage de ces statues dont les visages souriants nous convainquent qu'ils étaient assurés de leur immortalité.
J'ai eu la chance de pouvoir les admirer à la nuit tombée, notre bateau ne partant que le lendemain matin pour partir à la découverte des autres temples du la Nasser ....
A suivre....
Texte & Photos Ulysse
09:48 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Egypte, Abou Simbel, Ramsès II, unesco
14.01.2008
Souvenirs d'Egypte: Au dessus de Louxor en ballon
Au cours de mon adolescence (c'était au siècle dernier !) j'ai lu comme tous les ados de l'époque « Cinq semaines en ballon » de jules Vernes, ce roman qui relate l'expédition de Samuel Ferguson et de son ami Dick Kennedy au dessus du continent africain. Depuis lors j'avais conservé dans un recoin de ma tête fort encombrée le rêve de suivre un jour l'exemple de ces aventuriers.
Mon récent voyage en Egypte m'a donné l'occasion d'accomplir ce rêve. Je suis enfin monté à bord d'un ballon pour survoler certes une infime partie du continent Africain mais dont la beauté compense et au delà la brièveté de mon expédition qui n'a pas dépassé les 2 heures.
Levés à 4H du matin pour profiter du spectacle du lever du soleil sur le Nil, c'est avec émotion que nous aperçevons au travers de la palmeraie qui borde le lieu de décollage notre premier ballon en train d'être gonflé, illuminé par la flamme du réchauffeur.
On nous affecte à un ballon en cours de gonflage, la flamme transformant le ballon en un immense coquelocot rouge prêt à s'envoler vers les étoiles
Le premier ballons décolle comme une immenses bulle de savon soulevée par la brise encore fraiche qui vient du désert
Puis notre tour arrive et nous voilà arrimés au bastingage qui réalisons à notre tour le vieux rêve d'Icare, nous sommes devenus oiseaux ou papillons et commençons à jouer avec le vent
La nuée de ballons s'élève au dessus de la montagne sacrée qui surplombe la vallée des Rois et des Reines ou de nombreux pharaons ont été inhumés dans des tombes magnifiques que l'on peut visiter (mais pas photographier pour préserver les peintures rupestres)
Bientôt le soleil se lève et transforme le Nil en un fil d'or que nous suivons un instant
Puis nous prenons de l'altitude et découvrons l'étonnante ligne de partage entre les terres irriguées et le désert, scène qui illustre magnifiquement la parole de Champollion « l'Egypte est un don du Nil
Pour minimiser leur emprise sur les sols fertiles, les maisons sont regroupées dans des ilôts au bord des voies de communication
Et puis nous voguons au gré des humeurs du vent et du talent de notre pilote qui a appris à le domestiquer. Ainsi nous survolons des champs...
...puis nous allons jusqu'à la frange désertique où se terre un antique monastère avant de revenir vers le Nil
...avant que ne s'achève notre périple dans un atterrissage un peu rude ...
Nous mettons le pied à terre avec le sentiment d'être des albatros dont on a coupé les ailes !
Texte & Photos Ulysse
18:39 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : louxor, ballon, vallée des rois, egypte
10.01.2008
Souvenirs d'Egypte : Les temples de Dendéra et d'Abydos
Le temple de Dendéra, qui se situe vers le nord à 3 heures de route de Louxor, a été construit pendant la période Ptolémaique (1er siècle avant JC) en l'honneur de la Déesse Hathor qui préside aux jeux de l'amour. Des concerts de musique et de danse s'y déroulaient qui lui étaient dédiés.
D'ailleurs l'entrée de ce temple (pronaos) comporte 18 colonnes en forme de sistre, instrument de musique spécifique à la déesse.
A l' entrée du temple trône une statue du Dieu Bès, nain difforme, protecteur des femmes en couches.
Les chapiteaux des colonnes de la salle hypostyle à l'intérieur du temple ont la forme du visage de la déesse Hathor, représentée traditionnellement avec des oreilles de vache.
Ainsi dans le monde des dieux comme dans la vie quotidienne une large place était faite à la femme, ce qui rend cette civilisation si séduisante
Nous quittons Dendera à l'heure ou Amon-Ré, le dieu soleil, tire sa révérence, ses derniers rayons conférant à ce lieu une aura de mystère.
Abydos, que nous rejoignons maintenant, occupait une place à part dans l'ancienne Egypte. Ce n'était ni une capitale politique ou administrative ni un grand centre économique mais une ville sainte : la ville du dieu Osiris massacré et haché menu par son frère Seth et dont les morceaux ont été récupérés par sa soeur-épouse Isis qui les a réunis afin de le ramener à la vie.
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De la cité antique il ne reste aujourd'hui que le temple-cénotaphe de Séti Ier dont le portique d'entrée est d'une allure très moderne et fait penser au temple Der El Bahari de la Reine Hatcheptsout, que nous avons précédemment visité.
Les sept chapelles intérieures qu'il comporte et qui sont dédiées à différentes divinités sont décorées de bas reliefs qui sont parmi les plus beaux de l'art antique égyptien.
Ainsi voit on dans ce magnifique livre d'images de pierres successivement le Dieu Horus dont on croit sentir le souffle d'air provoqué par son battement d'aile.
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On s'émerveille devant le modelé du pharaon qui semble se mouvoir sur la paroi de pierre.
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Et l'on passe d'une chapelle à l'autre l'esprit abasourdi par la majesté et la dimension mystique qui imprègne ce lieu.
Et l'on y découvre aussi une scène étonnante représentant Isis allaitant Osiris qui n'est pas sans nous faire penser à des tableaux où l'on voit Marie allaitant Jésus.On pourait être tenter de penser qu'il y a une filiation entre les croyances des anciens égyptiens et le christianisme.
Toutes les scènes sculptées ont une vie, une présence intense, tel ce faisceau de mains de dieux ou de pharaon
Ou une finesse extraordinaire comme ce pagne en voile qui dissimule à peine les jambes d'un personnage.
Et quelle tendresse dans cette scène où l'on voit la déesse isis accueillir Pharaon au seuil de la mort en le prenant tendrement par le menton
Les couleurs originelles des temples ont éé particulièrement bien conservées comme dans cete scène Pharaon fait des offrandes au dieu Horus
On ne voit pas le temps passer à arpenter ce temple pour y découvrir ces oeuvres magnifiques, mais pourtant vient un moment où la lumière décline et ne vient plus qu'éclairer la « croix de vie » que l'on voit partout sculptée sur les parois. c'est cette croix que Pharaon tient à la main au moment de pénétrer dans le royaume des ombres pour paraître devant les dieux et accéder à la vie éternelle.
Texte & Photos Ulysse
18:43 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

