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15.12.2007
Souvenirs d'Egypte : le palais de la reine Hapchepsout
Au cours des 35 siècles qu'a duré l'histoire Egyptienne de nombreuses femmes ont occupé le devant de la scène et inspiré les artistes, qui nous ont laissé d'elles de magnifiques fresques ou statues. Il en est ainsi de la légendaire déesse Isis, soeur et épouse du dieu Osiris qui veille sur le royaume des morts, de Nerfertari l'épouse du grand pharaon Ramsès II ou de la sublime Nefertiti l'épouse du pharon »maudit » Akhenaton qui tenta d'imposer le monothéisme en Egypte.
Mais il en est une dont l'empreinte dans la civilisation égyptienne l'emporte sur les autres : il s'agit de la reine de la XVIIIème dynastie, Hatshepsout, épouse de Thoumosis II et qui usurpa le pouvoir durant la minorité de son beau fils Thoutmosis III.
Elle règna au cours du nouvel empire période de grande prospérité.Le titre de Pharaon étant réservé normalement aux hommes, Hatschepsout s'habilla comme un homme et porta la barbe postiche et la queue de taureau des pharaons.
Elle se fit construire sur la rive ouest du Nil, en face de l'ancienne Thèbes (aujourd'hui Louxor), par l'architecte Semnout, un magnifique temple funéraire d'un modernisme étonnant et qui s'intègre parfaitement au cirque rocheux environnant. Ce temple funéraire était précédé d'un portique et d'une palmeraie qui ont aujourd'hui disparu.
Ce temple était placé sous la protection de la déesse Hathor, la déesse de l'ivresse et de l'amour qui règne aussi conjointement avec Osiris sur le royaume des morts.
Il faut découvrir ce temple en grimpant sur les ailes du dieu Mout qui a l'apparence d'un vautour et dont les murs du temple offrent de magnifiques illustrations.
D'autres fresques suscitent notre émerveillement, telle celle représentant l'expédition commerciale menée au pays de Pount (l'actuelle Somalie) pendant son règne.
Ou bien ces fresques animalières d'une grâce infinie:
Ou encore cette fresque émouvante où l'on voit le dieu Horus à tête de faucon, fils d'Isis et d'Osiris, accueillir le pharaon sur le seuil du monde des morts afin de le guider dans le long processus qui le mènera vers la vie éternelle.
Mais il est temps de reprendre notre felouque pour retourner sur l'autre rive du Nil, le pays des vivants, en vous donnant rendez vous dans quelques jours pour la suite de notre périple.
Texte & photos Ulysse
18:05 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
12.12.2007
Souvenirs d'Egypte : Première partie Le Nil
L'Egypte, a dit Champollion, est un don du Nil . Et effectivement sans les crues du plus long fleuve du monde (6700km), qui ont pendant des millions d'années déposées des limons fertiles le long de ses rives, l'Egypte n'existerait pas .
Cette bande de terre large en moyenne de 20km et qui s'étend de part et d'autre du fleuve ne représente que 4% de la superficie de ce pays d'un million de Km2, dont le reste est constitué de déserts, mis àpart quelques oasis isolées.
Ces crues qui ont rythmé la civilisation Egyptienne pendant plus de 5000 ans sont aujourd'hui régulées par le grand barrage d'Assouan achevé en 1970
Mais l'aspect des rives et le mode de vie n'ont pas pour autant changé. Les terres sont partagées en une multitude de parcelles rectangulaires découpées en bandes parallèles
Elles sont affectées à la culture de la canne a sucre, de fourrages, de céréales et de fruits et légumes de toutes sortes.
Les techniques de culture sont souvent ancestrales et recourent à la force animale pour le labour et le transport (qui redeviendront peut être d'avant garde avec la crise du pétrole à venir !)
L'irrigation permanente des champs combinée à la chaleur du climat, permettent de récolter plusieurs récoltes par an
Les habitations sont très souvent faites de pisé, matériau très isolant qui protège tant de l'ardeur du soleil que de la fraicheur nocturne à la saison fraiche
ce qui n'empêche pas certaines d'entre elles de ressembler à des palais de Maharadja !
Très souvent Humains et animaux cohabitent en harmonie dans les mêmes locaux
Ce mode de vie austère et rural n'empêche pas le sourire des enfants,
Le fleuve ne se contente pas d'offrir aux Egyptiens son eau et ses limons fertiles, les poissons, Perche du Nil et Tilapie notamment, abondent dans ses eaux que sillonnent sans relâche des barques de pêcheurs.
Parfois un vol de cormorans rasent les flots et font concurrence aux pêcheurs
Bien que les bateaux à moteur se développent, la felouque reste l'embarcation privilégiée pour naviguer sur le Nil
Les felouquiers sont des marins expérimentés qui pilotent leur felouque comme un simple canoé
Parfois le vent tombe et il ne reste plus qu'à prendre son mal en patience ou, pour les croyants, invoquer Allah !
Mais je devrais plutôt dire prendre son bien en patience, car c'est plutôt un bonheur de tomber en rade sur le Nil à l'heure où le soleil se couche, le spectacle qui s'offre à vous est alors inoubliable !
On comprend que les Egyptiens aient fait du soleil un Dieu, mais nous verrons cela dans la prochaine note.
Texte & Photos Ulysse
18:40 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : nil, felouque, égypte
