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23.12.2007
Souvenirs d'Egypte : le temple de Karnak
Le nom antique de Karnak, Ipet Sout, signifiait « centre du monde », ce lieu ou le dieu suprême Amon a créé tous les êtres et les choses. Amon, qui cumulait aussi la fonction du dieu solaire Ré était le garant de la survie de l'univers qu'il avait créé et donc du royaume sur lequel régnait son « fils bien aimé » : Pharaon .
Les spinx du « dromos » (entrée du temple) occidental ont un corps de lion (symbole de royauté) et une tête de bélier (animal emblématique du dieu Amon symbolisant la force physique et la fécondité). Entres les pattes des sphinxs est blotti pharon, fils du dieu Amon.
Le culte rendu dans le temple à Amon-Ré favorisait la pérennité du monde et le maintien de la vérité de l'ordre et de la justice. Un clergé très hiérarchisé était au service du dieu et résidait dans le temple. Nul ne pénétrait dans le temple s'il n'était pas prêtre. Ce clergé procédait à des cérémonies mystérieuses respectant un rituel précis et complexe afin d'assurer le bon fonctionnement de l'univers
Le temple possédait un immense domaine agricole qui occupait près de 80.000personnes à son apogée, au temps de Ramsès III (environ 1200 avant J-C)
Les premiers édifices du temple furent édifiés aux alentours de l'an 2000 avant J-C et pendant plus de vingt siècles les Pharons successifs vont agrandir et embellir le Temple, démolissant parfois les bâtiments de leurs prédecesseurs pour en construire de nouveaux
On ne peut que rester bouche bêe devant l'impressionnante salle hypostile avec ses colonnes de 25m, impressionnante forêt de payrus et de lotus géants symbolisant la force de vie dont les racines plongeaient dans la nappe d'eau souterraine (noun) supposée baigner le monde et d'où sortait le Nil et dont les coroles touchaient le ciel, symbolisé par un plafond peint en bleu aujourd'hui disparu.
De même la seule colonne qui reste du kiosque de Taharqua donne une petite idée des dimensions phénoménales de ce temple
De tous cotés des portiques conduisent à des cours ou trônent de gigantesques statues de pharaons ou de divinités
Une obélisque rescapée du passage des siècles se dresse vers le ciel, émouvant défi de cette civilisation qui se croyait,comme la notre, immortelle et qui a subi le sort que nous subirons un jour.
Des colonnades de dimension plus modeste en forme de Lotus témoignent du souci d'harmonie et d'élégance de cette civilisation extrêmement raffinée.
Raffinement que l'on retrouve dans ces magnifiques gravures qui figurent dans la salle dit du « jardin botanique »
De même la puissance et le réalisme impressionne dans cette étonnante représentation de la terrible déesse Sekmet à tête de lionne qui présente une incongruité anatomique !
Certains préfèreront la douceur qui émane de cette représentation du dieu Osiris tenant des lotus dans sa main accompagné de sa soeur-épouse, la déesse Isis, attendant Pharaon au seuil de la mort. Qui aurait peur de mourir s'il savait être accueilli de pareille manière ?
Là s'achève notre visite, laissons la nuit recouvrir de son manteau étoilé les merveilles et les nombreux mystères de cette fascinante civilisation
Je souhaite un joyeux Noël à tous mes lecteurs et lectrices.
Texte & photos Ulysse
18:01 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : karnak, egypte, louxor
20.12.2007
Souvenirs d'Egypte : la vie quotidienne
Laissons de coté pour cette fois l'Egypte pharaonique pour nous intéresser à l'Egypte contemporaine. En dehors du Caire,super mégalopole de 22 millions d'habitants (près de 30% de la population égyptienne) et d'Alexandrie (4 millions d'habitants) dont le rythme et le mode de vie n'a rien à envier aux autres mégalopoles, le mode de vie en Egypte est rural et n'a guère varié depuis le temps des pharaons, si ce n'est quelques signes de modernité qui sont comme autant d'incongruités dans un paysage qui semble intemporel.
Ainsi les rubans d'asphalte de quelques routes relient-ils des villages dont les matériaux et le style n'ont pas changé depuis des millénaires. Certes quelques voitures les empruntent mais on y voit plus souvent des charrettes attelées qui servent de moyens de transport en tous genres.
La fée électricité à disséminé dans la campagne ses immenses pylones mais c'est le plus souvent à main et à dos d'homme que les travaux des champs sont accomplis
Si les américains ont au minimum voitures par foyer, les foyers ruraux égyptiens ont quant à eux au moins deux ânes, ce qui en fait des terriens exemplaires en matière de pollution et plutôt que d'y voir un signe d'archaïsme, il faut à mon avis les considérer comme avant-gardistes !
Quant le paysan égyptien sacrifie au besoin de modernité, il troque son âne pour une moto
ou pour les plus fortunés d'entre eux, pour une antique Peugeot, signe ultime de réussite sociale !
D'autres signes de modernité s'imposent aussi dans les petits villages et qui sont à mes yeux moins sympathiques, telles que ces enseignes de Coca-cola symbole désuet d'une Amérique conquérante. Plutôt que d'interdire le vin, boisson hygiénique et festive, Mahomet aurait mieux fait de s'en prendre aux sodas, la face du monde en aurait sans doute été changée !
Mais pour ne pas vous quitter sur une image "déprimante" je vous convie une nouvelle fois à vous laisser porter par le Nil qui continuera de couler quand les sources de Coca cola seront taries !
Texte et Photos Ulysse
18:50 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Egypte, vie quotidienne
18.12.2007
Souvenirs d'Egypte : Medinet Habou et le Ramasseum
C'est sur le site sacré de Medinet Habou que Ramsès III pharaon de la Xxème dynastie qui règna auXIIème siècle avant JC fit construire ce monumental temple funéraire.sur la rive ouest du Nil en face de Thèbes ( l'actuelle Louxor)
Le fantastique portique qui accueille le visiteur est à l'échelle de l'immense enfilade des différents salles et des différentes cours qui offre une perspective vertigineuse.Le temple dans on état originel couvrait huit hectares et 62.500 prisonniers de guerre travaillaient àson service.
Dans ce temple les colonnades et de nombreux bas reliefs ont conservé les peintures qui ornaient leurs motifs à l'origine
En déambulant dans les salles, on croise ainsi les effigies des dieux et des pharaons, fabuleuse bande dessinée en trois dimensions.
Ce visage de pharaon apportant des offrandes au dieu Osiris nous fascine par sa fraicheur, la vie semblant encore l'habiter.
Le dieu condor orne le dessous des portiques semblant suspendre en l'air les énormes blocs de pierre
Nous lui faisons quelques offrandes afin qu'il daigne nous prendre sur son dos et nous transporter vers le Ramasseum situé non loin de là.
Ce temple funéraire fut construit en l'honneur de Ramsès II. Il est aujourd'hui malheureusement très délabré ayant servi de carrière depuis l'antiquité.
Les débris d'une statue colossale de ramsès II, aujourd'hui couchée, mais qui pesait environ 1000 tonnes, donne une idée de l'importance du temple. Il laisse songeur sur les technologies utilisées par les égyptiens pour sculpter, transporter et dresser de telles oeuvres. Aucune illustration n'a jamais été trouvée qui nous renseigne sur ces techniques et les hypothèses des experts sont nombreuses faisant intervenir poulies, rondins de bois, pentes inclinées etc sans vraiment apporter de réponses tout à fait satisfaisante.
La beauté du temple est magnifiée par le coucher du soleil qui drape ce lieu de mystère et nous invite à méditer sur l'aspect éphémère des civilisations quelque soit leur grandeur passée.
Et c'est à regret que nous quittons ce lieu où des hommes ont cru en vain pouvoir défier la mort et s'assurer l'éternité.
Texte & photos Ulysse
18:12 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : medinet habout, ramasseum, égypte
