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29.01.2008
Souvenirs d'Egypte : Le temple de Philae
Le temple de Philaé est sans doute le monument de l'Egypte antique le plus élégant, le plus raffiné. Il tient cette élégance et ce rafinement au fait qu'il est dédié à une femme : la déesse Isis, soeur et femme d'Osiris, le dieu assassiné et découpé en morceaux par son frère jaloux, le dieu Seth, et qu'elle ressuscita en réunissant les morceaux de son corps qu'elle ramassa à travers toute l'Egypte.
Situé sur une île au milieu du Nil on s'y rend en bateau ce qui ajoute au charme de sa visite.
Il faut y le visiter de jour mais aussi de nuit à l'occasion du son et lumière, l'arrivée sur l'île est alors féérique. On a le sentiment en cheminant de portique en portique que les prêtres qui célébraient autrefois le culte d'Isis sont cachés dans l'ombre.
Les chapiteaux des colonnes en forme de fleurs de lotus sont d'une grace infinie
et les prouesses architecturales des batisseurs egyptiens qui ont su donner des formes aussi aériennes à des empilements de pierres de plusieurs tonnes nous laissent pantois
Merveille parmi les merveilles on découvre à coté du temple d'isis le Kiosque de Trajan qui était destiné à accueillir la barque d'Isis.
Ainsi s'achève notre périple depuis Abou Simbel au travers du lac Nasser . Il nous reste une dernière étape à accomplir qui sera consacrée aux paradisiaques iles Eléphantines.
Texte & Photos Uysse
18:30 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : egypte, philae, isis, osiris
27.01.2008
Souvenirs d'Egypte : les temples de Wadi el Seboua et de Dakka
Nous jetons l'ancre à proximité du modeste temple de Maharraqa construit par les romains en 30 après J.C et qui se trouve à mi -chemin entre les temples de Wadi el Seboua et de Dakka.
Nous nous rendons pédibus jambus au premier d'entre eux dont le nom signifie « vallée des lions » et qui fut construit par Ramsès II en l'honner d'Amon-Ré avant Abou Simbel.
Quelle émotion de déambuler dans l'allée bordée de shinx à corps de lion en contemplant au loin les eaux bleues du Lac Nasser.
Il y a près de 3500 ans les prêtres procédaient aux rites et offrandes destinées à obtenir la mansuétude des dieux et aujourd'hui seul le vent du désert parcourt les lieux ....
Une statue de Ramsès II git couchée dans le sable, émouvant symbole de la fragilité de toute chose y compris des civilisations qui se croyaient éternelles.
C'est à dos de dromadaire que nous nous redons ensuite au temple gréco romain de Dakka dont la construction fut commencée au III ème siècle avant J.C sous le règne du roi Ethiopien Ergamène et qui fut parachevé au Ier siècle après J.C par l'empereur Auguste.
A suivre....
Texte & Photos Ulysse
08:54 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : wadi el seboua, dakka, egypte, ramses II
21.01.2008
Souvenirs d'Egypte : le temple d'Amada
Après avoir navigué toute journée sur le lac Nasser, notre bateau accoste près du Temple d'Amada dans une région désertique.
Nous sommes encore en Nubie, la région qui a donné à l'Egypte des pharaons noirs au VIIème siècle avant J.C.
Une foule de Nubiennes nous accueillent à notre descente de bateau, vêtues de magnifiques habits traditionnnels qui contrastent avec l'austérité de la région.
Nous nous dirigeons pédibus jambus vers le modeste temple érigé par Toutmosis III en l'honneurdu dieu Amon-Ré
L'aspect extérieur du temple ne paye pas de mine avec son aspect de grossière casemate, mais quand on y pénètre un choc vous attend car l'ensemble des murs sont couverts de magnifiques peintures magnifiquement conservées par l'air sec du désert.
Puis nous reprenons notre périple au travers du Lac nasser et jetons l'ancre près d'un ilôt abritant une cabane de pêcheurs dont les prises (principalement des perches du Nil) sont régulièrement collectées par des petits bateaux à moteur qui font la navette jusqu'à Assouan.
Hormis cette modeste baraque de pêcheurs, nous sommes loin de toute trace de civilisation humaine, perdus entre l'eau du Nil, jaillie des lointaines forêts tropicales, et les étoiles. Dans le silence nous contemplons alors le coucher du soleil en ayant une pensée émue pour les anciens pharaons qui, pendant des millénaires, lui ont offert des offrandes afin qu'il veuille bien revenir. Je reste persuadé que sans ces offrandes le soleil serait depuis lors parti vers une autre galaxie à la recherche d'une planète aux habitants plus civilisés !.
Texte & photos Ulysse
16:15 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : egypte, lac nasser, perche du nil
18.01.2008
Souvenirs d'Egypte : Les temples d'Abou Simbel
L'antique civilisation Egyptienne a fait une large part aux femmes. Celles ci avaient au sein de la société civile un statut égal à celui de l'homme et quelques unes d'entre elles ont pu accéder au poste suprême. En outre de nombreux monuments ont été costruits par les pharaons en l'honneur de leurs épouses. C'est donc un juste retour des choses que, grâce à la détermination d'une femme, Christiane Desroches Noblecourt, les temples d'Abou Simbel et bien d'autres installés le long du Nil aient été sauvés de l'ensevelissement sous les eaux du Lac Nasser, créé à la suite de la construction du grand barrage d'Assouan.
En effet, à la fin des années 1950, à la demande de l'UNESCO Christiane Desroches Noblecourt va dresser l'inventaire des monuments menacés, puis le 8 mars 1960, de concert avec les autorités egyptiennes et sous l'égide de cet organisme, lancer un appel solennel à la solidarité mondiale. André Malraux, alors ministre des affaires culturelles, soutient cette action et cinquante pays vont contribuer à sauver ces monuments qui seront classés au patrimoine de l'humanité. Ils seront démontés pierre par pierre et remontés au dessus de la ligne des eaux dans des endroits similaires à ceux où ils étaient originellement implantés.
Et c'est grâce à ce sauvetage que nous pouvons encore admirer ces merveilleux monuments qui bordent le lac Nasser, dont les plus beaux joyaux sont les temples d'Abou Simbel
Après ce bref rappel historique, rendons nous à Abou Simbel en avion à partir d'Assouan, toute la région depuis cette ville n'étant qu'un vaste désert inhospitalier.
Là notre bateau nous attend ancré en face du temple d'Abou Simbel édifié en l'honneur de Ramsès II (XIII siècle A J.C.) qui fut l'un des pharaons les plus puissants de l'ancienne Egypte.Et l'on peut dire que les anciens Egyptiens ont bien fait les choses en ornant le temple de quatre gigantesques statues de Ramsès de 38 m de haut .
Ces statues arborent sous un visage souriant (bel exemple de « force tranquille ») la double couronne de haute et basse Egypte qui faisaient d'eux à l'époque les souverains les plus puissants du monde
L'intérieur du temple est couvert de bas reliefs de toute beauté illustrant notamment la « pseudo » victoire remportée par le Pharon à Qadesh contre les Hittites (qui se solda en fait par un match nul) et montrant des scènes émouvantes de prisonniers enchainés par le cou.
Au fond du temple se trouve un sanctuaire où trônent quatre statues représentant respectivement le dieu Ré-Horakhty, Ramsès II, le dieu Amon-Ré et enfin le dieu des ténèbres Ptah qui, à l'exception de ce dernier, sont éclairés par les rayons du soleil au lever du jour les 20 février et 20 octobre pour être rechargés en énergie divine.
A coté de son temple, Ramsès II a fait édifier en l'honneur de sa grande épouse Nefertari un second temple tout aussi monumental où il figure en sa compagnie et celle de ses enfants.
On est sidéré par la puissance mais aussi l'élégance et la sérénité qui se dégage de ces statues dont les visages souriants nous convainquent qu'ils étaient assurés de leur immortalité.
J'ai eu la chance de pouvoir les admirer à la nuit tombée, notre bateau ne partant que le lendemain matin pour partir à la découverte des autres temples du la Nasser ....
A suivre....
Texte & Photos Ulysse
09:48 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Egypte, Abou Simbel, Ramsès II, unesco
14.01.2008
Souvenirs d'Egypte: Au dessus de Louxor en ballon
Au cours de mon adolescence (c'était au siècle dernier !) j'ai lu comme tous les ados de l'époque « Cinq semaines en ballon » de jules Vernes, ce roman qui relate l'expédition de Samuel Ferguson et de son ami Dick Kennedy au dessus du continent africain. Depuis lors j'avais conservé dans un recoin de ma tête fort encombrée le rêve de suivre un jour l'exemple de ces aventuriers.
Mon récent voyage en Egypte m'a donné l'occasion d'accomplir ce rêve. Je suis enfin monté à bord d'un ballon pour survoler certes une infime partie du continent Africain mais dont la beauté compense et au delà la brièveté de mon expédition qui n'a pas dépassé les 2 heures.
Levés à 4H du matin pour profiter du spectacle du lever du soleil sur le Nil, c'est avec émotion que nous aperçevons au travers de la palmeraie qui borde le lieu de décollage notre premier ballon en train d'être gonflé, illuminé par la flamme du réchauffeur.
On nous affecte à un ballon en cours de gonflage, la flamme transformant le ballon en un immense coquelocot rouge prêt à s'envoler vers les étoiles
Le premier ballons décolle comme une immenses bulle de savon soulevée par la brise encore fraiche qui vient du désert
Puis notre tour arrive et nous voilà arrimés au bastingage qui réalisons à notre tour le vieux rêve d'Icare, nous sommes devenus oiseaux ou papillons et commençons à jouer avec le vent
La nuée de ballons s'élève au dessus de la montagne sacrée qui surplombe la vallée des Rois et des Reines ou de nombreux pharaons ont été inhumés dans des tombes magnifiques que l'on peut visiter (mais pas photographier pour préserver les peintures rupestres)
Bientôt le soleil se lève et transforme le Nil en un fil d'or que nous suivons un instant
Puis nous prenons de l'altitude et découvrons l'étonnante ligne de partage entre les terres irriguées et le désert, scène qui illustre magnifiquement la parole de Champollion « l'Egypte est un don du Nil
Pour minimiser leur emprise sur les sols fertiles, les maisons sont regroupées dans des ilôts au bord des voies de communication
Et puis nous voguons au gré des humeurs du vent et du talent de notre pilote qui a appris à le domestiquer. Ainsi nous survolons des champs...
...puis nous allons jusqu'à la frange désertique où se terre un antique monastère avant de revenir vers le Nil
...avant que ne s'achève notre périple dans un atterrissage un peu rude ...
Nous mettons le pied à terre avec le sentiment d'être des albatros dont on a coupé les ailes !
Texte & Photos Ulysse
18:39 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : louxor, ballon, vallée des rois, egypte
10.01.2008
Souvenirs d'Egypte : Les temples de Dendéra et d'Abydos
Le temple de Dendéra, qui se situe vers le nord à 3 heures de route de Louxor, a été construit pendant la période Ptolémaique (1er siècle avant JC) en l'honneur de la Déesse Hathor qui préside aux jeux de l'amour. Des concerts de musique et de danse s'y déroulaient qui lui étaient dédiés.
D'ailleurs l'entrée de ce temple (pronaos) comporte 18 colonnes en forme de sistre, instrument de musique spécifique à la déesse.
A l' entrée du temple trône une statue du Dieu Bès, nain difforme, protecteur des femmes en couches.
Les chapiteaux des colonnes de la salle hypostyle à l'intérieur du temple ont la forme du visage de la déesse Hathor, représentée traditionnellement avec des oreilles de vache.
Ainsi dans le monde des dieux comme dans la vie quotidienne une large place était faite à la femme, ce qui rend cette civilisation si séduisante
Nous quittons Dendera à l'heure ou Amon-Ré, le dieu soleil, tire sa révérence, ses derniers rayons conférant à ce lieu une aura de mystère.
Abydos, que nous rejoignons maintenant, occupait une place à part dans l'ancienne Egypte. Ce n'était ni une capitale politique ou administrative ni un grand centre économique mais une ville sainte : la ville du dieu Osiris massacré et haché menu par son frère Seth et dont les morceaux ont été récupérés par sa soeur-épouse Isis qui les a réunis afin de le ramener à la vie.
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De la cité antique il ne reste aujourd'hui que le temple-cénotaphe de Séti Ier dont le portique d'entrée est d'une allure très moderne et fait penser au temple Der El Bahari de la Reine Hatcheptsout, que nous avons précédemment visité.
Les sept chapelles intérieures qu'il comporte et qui sont dédiées à différentes divinités sont décorées de bas reliefs qui sont parmi les plus beaux de l'art antique égyptien.
Ainsi voit on dans ce magnifique livre d'images de pierres successivement le Dieu Horus dont on croit sentir le souffle d'air provoqué par son battement d'aile.
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On s'émerveille devant le modelé du pharaon qui semble se mouvoir sur la paroi de pierre.
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Et l'on passe d'une chapelle à l'autre l'esprit abasourdi par la majesté et la dimension mystique qui imprègne ce lieu.
Et l'on y découvre aussi une scène étonnante représentant Isis allaitant Osiris qui n'est pas sans nous faire penser à des tableaux où l'on voit Marie allaitant Jésus.On pourait être tenter de penser qu'il y a une filiation entre les croyances des anciens égyptiens et le christianisme.
Toutes les scènes sculptées ont une vie, une présence intense, tel ce faisceau de mains de dieux ou de pharaon
Ou une finesse extraordinaire comme ce pagne en voile qui dissimule à peine les jambes d'un personnage.
Et quelle tendresse dans cette scène où l'on voit la déesse isis accueillir Pharaon au seuil de la mort en le prenant tendrement par le menton
Les couleurs originelles des temples ont éé particulièrement bien conservées comme dans cete scène Pharaon fait des offrandes au dieu Horus
On ne voit pas le temps passer à arpenter ce temple pour y découvrir ces oeuvres magnifiques, mais pourtant vient un moment où la lumière décline et ne vient plus qu'éclairer la « croix de vie » que l'on voit partout sculptée sur les parois. c'est cette croix que Pharaon tient à la main au moment de pénétrer dans le royaume des ombres pour paraître devant les dieux et accéder à la vie éternelle.
Texte & Photos Ulysse
18:43 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
04.01.2008
Dans les souks de Louxor....
Baguenauder dans les ruelles des souks de Louxor c'est, pour un occidental, remonter le temps. Un temps où les voitures ne polluaient pas les villes et ne menacaient pas à chaque instant le vie des passants. Un temps où les gens déambulaient en prenant le temps de se saluer, de s'enquérir de la famille et de la marche des affaires, où la convivialité l'emportait sur l'indifférence.
Et puis il y a les devantures des échoppes comme autant de cavernes d'Ali Baba offrant à nos yeux ébahis tout ce que la terre fertile et les eaux du Nil offrent sans compter à ce peuple ingénieux et travailleur. Cette générosité du sol et de l'eau se retrouve dans le tempérament des Egyptiens ouverts et chaleureux avec les étrangers.
Dans les rues les effluves de l'encens renforcent votre sentiment d'être dans un conte des mille et une nuits
Un fabricant de narguilés répète avec calme et sérénité des gestes séculaires qui permettront aux hommes de transformer leurs rêves en volutes de fumée.
Des marchands ambulants sillonnent les ruelles qui offrent au passant ainsi qu'à leurs montures de quoi apaiser leur faim ou leur soif
Il faut dire que la force animale remplace ici avantageusement la force mécanique, ce que dans nos pays énergivores nous récouvrirons peut être un jour contraints et forcés lorsque nos pompes à essence seront, comme nos nappes phréatiques, asséchées
Après avoir déambulé dans la frénésie du jour, il faut y revenir à la nuit tombée lorsque les clients se font plus rares et que les commerçants peuvent alors s'abandonner à leurs rêves et méditations
Le thé à la menthe est l'un des piliers de la culture arabe, facteur fondamental d'échange et de convivialité. C'est sans doute le second fleuve d'Egypte après le Nil ...
Après le thé à la menthe, viennent les épices innombrables qui magnifient la cuisine orientale et ornent de leurs couleurs bariolées les étals des échoppes
Ici l'affamé ou l'assoiffé vit sans stress car il sait que même au coeur de la nuit il trouvera toujours une épicerie ouverte
Quand aux gourmands, c'est un pays qu'il leur faut fuir car on ne saurait résister aux tentations des patisseries orientales qui marrient la douceur et la saveur des dattes et du miel .
Et puis ce peuple cordial et volubile aime par dessous tout le soir se livrer au plaisir de la conversation que nous avons chez nous pendu haut et court aux branches de nos antennes de télévision.
Texte & photos Ulysse
09:36 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : louxor, egypte, souks
01.01.2008
Meilleurs voeux à tous et toutes pour 2008
09:10 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : voeux

