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26/09/2015

A la découverte de Karukera – 8 – Le sentier côtier de l’Acomat

 Reprise d'archive

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Aujourd’hui je vous invite à nous suivre sur le sentier côtier de l‘Acomat qui relie l’Anse de la Source, située au sud de Trois-Rivières, à l’Anse Grande Ravine. Cette partie sud de Basse Terre est recouverte de coulées de lave crachées par la Soufrière il y a plus de cent mille ans. Bien qu’encore actif ce volcan s’est « civilisé » et ne crache plus à tout va comme il le faisait dans sa turbulente jeunesse.

 

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Du fait de ces coulées de lave le sol est très fertile et le chemin traverse une végétation dense et variée. Il faut d’ailleurs être très vigilant pour ne pas en perdre la trace et s’il n’était pas régulièrement emprunté il faudrait peu de temps pour qu’il disparaisse.

 

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Mais aux endroits battus par la mer aucune végétation n’a pu s’accrocher et les coulées de lave sont hérissées de lames de basalte tranchantes comme des couteaux qui – c’est le cas de le dire - coupent court à toute velléité de baignade.

 

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Cette côte dangereuse est poissonneuse et l’on y pêche notamment l’impressionnante dorade coryphène (que l’on peut aussi écrire « daurade », la langue française est rarement aussi tolérante !) si chère à Alain Bombard et dont je vous ai déjà parlé lors de notre deuxième étape.

 

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On a beau avoir déjà  sillonné  Karukera depuis une dizaine de jours nous restons ébahis par l’exubérance de la végétation et la vitalité de certains arbres tels ce figuier maudit, immense pieuvre végétale qui lance ses branches-tentacules à travers la forêt.

 

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Les « bombes » volcaniques projetées par les éruptions leur servent de points d’ancrage et permettent ainsi à ces arbres de résister aux plus violents cyclones.

 

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Et quand certains, malgré tout, tombent foudroyés par un orage ou leur grand âge leurs congénères leur tendent une branche secourable pour les soutenir.

 

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Mais je pense que cette solidarité arboricole a des limites, car si cet arbre là chutait, je doute qu’il soit  accueilli à « branches ouvertes » par ceux qui l’entourent !

 

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Au bord d’une mare alimentée par une source nous faisons une étonnante découverte : une pierre gravée il y a près de mille cinq cents ans par les premiers occupants de l'île, les Arawaks,  venus d’Amérique du Sud. Elle représente une femme en train d’accoucher en position assise comme c’était la tradition chez cette peuplade.

Les Arawaks, peuple pacifique,  furent décimés  entre le VIIème et les IXème siècle, à l’exception des femmes, par  les Caraïbes (ou Kalinas dont le nom signifie «guerrier») venus du Vénézuela  et qui ont donné le nom de Karukera (l’île aux belles eaux) à cette île.

Une fois installés à Karukera les Caraïbes ont colonisé toutes les Petites Antilles vers 1350. Malgré leurs aptitudes guerrières, ils seront à leur tour décimés dans les vingt premières années de la colonisation française de la Guadeloupe, qui débutera en 1635. Ainsi l'histoire humaine n’est-elle qu’une longue litanie de massacres et aucun peuple ne peut se prévaloir d’être supérieur  ou plus « civilisé » qu’un autre.

 

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Ce vestige d’un moulin d’une ancienne « habitation sucrière » qui servait à broyer la canne  témoigne que cette zone a été autrefois défrichée et exploitée. Mais les hommes ayant déserté les lieux  depuis plus d’un siècle, la nature a reconquis son territoire.

 

 

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Mais reprenons notre progression dans cette jungle mésophile ou l’entrelacs de lianes nous fait croire qu’elle est peuplée de marsupilamis.

 

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Au cœur de cette jungle luxuriante mon ami Gibus, toujours à la recherche de sensations fortes ne peut résister à l’appel des lianes (petit clin d'oeil épistolaire aux Elianes qui me lisent !).  Je ne serais pas surpris qu’un producteur d’Hollywood en voyant ce reportage ait l’idée de lui confier le rôle de l’inoubliable  Johnny Weissmuller pour faire un »remake» de « Tarzan l’homme singe » !

 

 

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Marie  voyant son « homme » ainsi voltiger d’arbre en arbre se sent alors une âme de Jane et veut suivre le même chemin. Mais une liane ne résiste pas à sa fougue (oui, oui, c’est bien sa fougue qui est en cause !)

 

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Nous arrivons en vue de la « Grande Pointe » dite aussi « Pointe à la Taste » où est installée une ancienne batterie qui gardait le canal des Saintes, groupe d’îles que l’on aperçoit à l’horizon. Il faut dire que l’histoire de Karukera a été mouvementée. Délaissée par les espagnols qui possédaient  les Grandes Antilles (Cuba, Saint-Domingue, Porto Rico, Bahamas, Jamaïque) ainsi qu’une partie de l’Amérique centrale et du Sud, elle fut envahie tour à tour par les français puis les anglais jusqu’en 1763 où ces derniers y renoncèrent définitivement et reçurent de notre pays le Canada en guise de compensation. Comme on le voit, nos hommes politiques ont toujours été très avisés !

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Aujourd’hui seule la mer part à l’assaut de la cote où elle fait naître de magnifiques gerbes d’écume nées des vagues qui se déchiquètent sur les coulées de lave acérées.

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Le sentier côtier s’arrête à l’Anse  Grande Ravine où le littoral ne se prête plus à la marche à pied.

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Il faudrait être une frégate pour continuer d'explorer la côte ! Cet étonnant oiseau marin, dont le plumage perméable ne lui permet pas de flotter ni de plonger dans l’eau, se nourrit en attrapant les poissons traqués par les thons ou les dauphins au moment où ils  sortent hors de l’eau. Nous faisons donc demi-tour, mais qui se plaindrait de revoir les paysages que nous venons de parcourir !

 

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Je vous invite à aller écouter les chansons que j'ai composées et qui sont diffusées sous mon nom d'artiste OLD NUT sur 

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Vous pouvez aussi les écouter sur mon nouveau blog musical 

OLD NUT

Cliquez sur les mots "Deezer" ou "Old Nut" pour y accéder) 

 

Texte & Photos (sauf 4ème) Ulysse

06/09/2015

A la découverte de Karukera 5 – Saut de Matouba, chute du Galion et Grande Anse sur Morne

REPRISE D'ARCHIVE

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Après quelques jours de « baguenaudage » balnéaire et botanique, Gibus et moi commençons à nous sentir des fourmis dans les jambes. Nous décidons donc d’aller  randonner vers la chute du Galion située à 1000 mètres d'altitude sur les contreforts du massif de la Soufrière qui domine la ville de St Claude.  Située à 600 mètres d’altitude, cette ville jouit d’une certaine fraîcheur, ce qui en fait  un lieu de résidence très prisé.

 

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Mais pour nous mettre en jambe, nous allons d’abord jeter un œil au Saut de Matouba situé aux environs immédiats de St. Claude. Après avoir traversé de vastes bananeraies il faut, pour en trouver le chemin, se laisser guider à l’oreille par le bruit de la chute que l’on découvre au fond d’un profond ravin sauvage et encaissé où règne une atmosphère envoûtante.

Il est déconseillé de se baigner au pied de la chute du fait de l’existence de tourbillons qui entraîneraient, dit-on, les baigneurs au fond. Réalité ou légende, on ne sait !  Désireux de ne pas interrompre inopinément notre séjour à Karukera nous nous contentons donc, pour une fois, de contempler ses flots fougueux et limpides. Les années passant deviendrions nous raisonnables ? Est ce bon ou mauvais signe ?

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Puis nous nous rendons au lieu dit  des « Bains Jaunes » point de départ du sentier de randonnée dans la jungle hygrophile qui mène à la chute du Galion. Pour y accéder, il nous faut, en chemin traverser quelques « ravines », exercice dans lequel Gibus excelle au contraire de votre serviteur qui s’y mouille souvent les pieds (et les chaussures avec, bien évidemment !)

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Le sentier est bordé d’impressionnants Acomat Boucan qui font mentir le dicton qui veut que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel ! Je puis vous assurer que ceux là y vont et je me demande d’ailleurs si ce n’est pas là un bon moyen de passer – le moment venu  – en catimini au Paradis ! Bon, ça ne doit pas être facile parce que "le Grand Manitou" paraît-il  voit tout ! Faudra profiter d’un moment où « IL » aura un instant de distraction. Par exemple quand une jolie fille arrivera au « divin portillon». Mais les jolies filles  ont-elles accès au Paradis vu les dégâts humains qu’elles font ?

karukera,guadeloupe,matouba,galion,chuteAprès environ quarante-cinq minutes de marche nous parvenons au pied d’un éperon rocheux qu’il faut gravir pour atteindre la chute. Je vous laisse, à cette occasion,  comparer ma  technique d’ascension…..

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 ..à celle de Gibus !  Bon, l’essentiel est d’y arriver n’est ce pas !

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La découverte de la chute du Galion nous récompense de nos efforts. Quant à savoir pourquoi elle se nomme ainsi, les guides touristiques n’en disent rien !

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J’ose toutefois émettre une hypothèse. Il est possible que le premier homme blanc qui l’a découverte et qui avait probablement abusé du nectar local (on ne le blâmera pas, car il est difficile d’y résister) ait  cru voir la voile blanche d’un galion au milieu de la forêt. D’ailleurs personnellement je trouve que l’on pourrait s’y méprendre, non ? 

 

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Le bassin de réception ne présentant aucun danger particulier, nous nous sommes cette fois offert le luxe d’une douche de 40 mètres de haut, ce qui, je puis vous l’assurer fouette le sang et vous gonfle d’énergie. Nos rugissements ont dû faire croire aux randonneurs qui parcourent le massif de la Soufrière en amont de la chute que des lions vivaient dans les forêts de Karukera. A l'intention de ceux (celles) qui s'étonneraient du cadrage particulier de la photo, je précise que l'on met rarement un mailllot de bain dans un sac de randonnée. 

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Nous prenons le chemin du retour, véritable tunnel de verdure où prospèrent les fougères arborescentes qui affectionnent les lieux humides et relativement frais (environ 25°).

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La trame végétale qui nous environne est illuminée ici et là par les « flammes » des fleurs de balisiers .

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Revenus à notre point de départ nous nous glissons avec volupté dans les eaux chaudes (environ 30°) et sulfureuses des « Bains Jaunes », alimentées par des sources jaillissant des flancs brûlants du volcan de la Soufrière.

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Nous finissons la journée sur la plage de la Grande Anse sur Morne qui dépend de la commune de Trois-Rivières située au sud de Basse-Terre. Son sable noir provient de l'érosion des coulées de lave  basaltiquede la Soufrière.

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De cette magnifique plage ourlée de cocotiers on découvre l’archipel des Saintes et, par temps clair La Dominique ainsi que la Martinique.

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Et en se retournant on aperçoit le massif de la Soufrière dont le sommet est quasi-perpétuellement noyé dans les nuages ce qui en rend l’exploration aléatoire. Nous n’avons d’ailleurs pas pu, à notre grand regret,  en faire l’ascension pendant notre séjour. mais nous reviendrons !

Ce massif volcanique de formation récente  - il a de 100.000 à 200.000 ans – est à l’état de repos éruptif (présence de fumeroles, vapeurs sulfureuses et sources d’eau chaude). Il est composé, outre la Soufrière qui en est le sommet (1467m), de plusieurs autres  volcans aux noms pittoresques: Carmichaël, le Nez Cassé, l’Échelle, la Citerne et la Madeleine.

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La mer sur cette plage est plus tumultueuse que sur la Grande Anse de Deshaies (sa sœur « blonde » du nord) du fait de la présence d’incessantes déferlantes qui donnent du piment à la baignade sans présenter de réels dangers, sauf peut être celui de vous retrouver sans maillot de bain !

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On y aperçoit aussi parfois quelques étranges mais inoffensives créatures qui viennent prendre le soleil sur la plage.

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Cet  pêcheur, qui recourt au lancer d’épervier (petit filet circulaire), technique artisanale et aléatoire, nous réconcilie avec ce noble métier.

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Ainsi, tous les pêcheurs ne sont pas comme les flottilles de thoniers-senneurs d’impitoyables prédateurs qui avec leurs sonars (voire leurs avions de repérage) et leurs chaluts ne laissent aucune chance aux poissons et dévastent le fond des mers. C’est sur cette note optimiste que je vous abandonne provisoirement, car  la « Doudou" qui vend des sorbets coco vient d’arriver.

A suivre…..

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Et comme en France tout finit par des chansons je vous invite à aller écouter celles que j'ai composées et qui sont diffusées sous mon nom d'artiste OLD NUT sur 

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(Vous pouvez aussi les écouter sur I Tunes /Old Nut)

Texte et Photos Ulysse (sauf deux G. Buffler)

22/08/2015

A la découverte de Karukera - 3) Deshaies, Saut des Trois Cornes, Pointe Allègre

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Le principal attrait touristique de Karukera est que l’on peut y conjuguer en tous lieux bains de mer et randonnées dans une nature sauvage et somptueuse. Nous avons donc inscrit au menu du jour :  une baignade à la Grande Anse de Deshaies, pittoresque village de pêcheurs niché au nord ouest de Basse Terre et protégé des Alizés par le Morne  - colline ou petite montagne aux Antilles -  Bel Air (565m), le bien nommé, suivie d’une courte randonnée dans la forêt tropicale jusqu’au saut (cascade) des Trois Cornes, pour finir par la visite de la pointe Allègre, l’endroit le plus au nord de Basse Terre, balayé par les Alizés.

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Grande Anse déroule son magnifique ruban de sable d’or à environ deux kilomètres au nord de Deshaies. La meilleure, mais aussi la plus sportive, façon de la découvrir est de partir du village par le sentier côtier et de gravir Gros Morne (220m) grosse colline au pied de laquelle elle se niche. Les moins courageux peuvent s’y rendre par la route.

 

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Le littoral guadeloupéen situé en dehors des stations «balnéaires » est relativement bien préservé du fait d’une ancienne règle dite des « cinquante pas du Roi » qui étendait le domaine maritime public  à toutes les terres situées jusqu’à environ 80 mètres du bord de mer. Cette règle était notamment justifiée pour les besoins de la défense du territoire et la possibilité à tout moment de construire en cas de besoin des fortifications. Ainsi peu de construction privées défigurent les rivages en dehors des zones urbanisées qui ont toutefois aujourd’hui tendance à s’étendre sous la pression démographique.

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Sur les sommets de Basse Terre les précipitations sont fréquentes en toutes saisons du fait des nombreux nuages nourris par l’évaporation océanique qui s’y accrochent.

Une multitude de rivières ou de « ravines » (torrents) descendent ainsi des hauteurs pour se jeter dans la mer. La Ziotte qui alimente un vaste étang, paradis des pêcheurs,  vient ainsi buter sur le banc de sable de Grande Anse qu’elle franchit pendant la période où les pluies sont les plus abondantes.

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Une antique batterie  de canons subsiste sur le Gros Morne que nous apercevons au bout de la baie qui était destinée à la protéger des corsaires et des tentatives d’invasion britannique, dont certaines furent couronnées de succès (nous reviendrons dans une prochaine note sur ce point). Il faut dire qu’à l’époque, cette partie de l’île regorgeait de produits très prisés : vanille, café, cacao dont l’exploitation n’est plus que marginale du fait l’évolution des coûts d’exploitation et de concurrence.

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Dans le prolongement de Grande-Anse, on trouve d’autres plages plus petites mais tout aussi belles et plus sauvages telles que l’Anse de la Perle, d’où l’on voit par temps clair Montserrat, dont le volcan, la Soufrière, a détruit la capitale Plymouth en 1995 et dont une éruption en février 2010 a recouvert d’une pluie de cendre le nord de Basse-Terre.  Un peu plus loin s’étend l’Anse Tillet, où nous sommes, et d’où nous apercevons l’îlet à Kahouanne ainsi nommé car il ressemble à une tortue du même nom qui y vient nicher.

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Mais nous avons assez flemmardé sur les plages, ce qui n’est guère propice à la dissipation des vapeurs des Ti punch dégustés la veille au soir et qui nous imprègnent encore. Aussi nous partons explorer la forêt tropicale à la recherche du saut des Trois Cornes, jolie cascade formée par la rivière Moustique au cœur des mornes qui dominent Sainte Rose.

Les forêts de Karukera ne comportant, comme je vous l’ai dit,  ni serpent ni araignée, ni bestiole belliqueuse, nous n’avons aucune difficulté à convaincre nos épouses de nous accompagner.

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Il faut dire que ces forêts hygrophiles  ( 90 à 100% d’humidité !) sont de vrais jardins d’Eden (même si l’on n’y trouve pas de pommier). Les sentiers slaloment entres des arbres  géants comme l’acomat boucan (ici en photo), ainsi nommé car  ses formidables racines servaient de paravent aux indiens pour « boucaner » leur gibier, ou le gommier blanc qui produit une gomme à forte odeur de bonbons des Vosges qui est récoltée pour la confection de torches et encens.

 

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Sous les frondaisons de ces géants plus de 350 espèces végétales prospèrent et  se croisent, s’entremêlent et se font parfois la courte-échelle dans leur course vers la lumière du soleil.

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Certaines plantes  comme la siguine (philodendron giganteum) ont des feuilles  à l’échelle des arbres qui les entourent. En cas de pluie impromptue (ce qui arrive fréquemment en ces lieux) on peut s’en servir comme parapluie !

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Vous noterez au passage que mes propos sur la pluie n’ont rien d’exagérés au vu de l’état des sentiers dont je vous donne ici un aperçu.éesSous d’autres latitudes nos moitiés nous auraient traités de noms d’oiseaux pour les avoir emmenées dans des sentiers aussi boueux, mais, magie des Antilles, elles n’ont ce jour là pas pipé mot ! Gibus et moi n’en sommes pas encore revenus !

 

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Au demeurant pour éviter de salir vos chaussures vous pouvez suivre l’exemple de mon ami Gibus qui a progressé en bondissant de liane en liane mais avec un risque non négligeable de vous retrouver sur votre arrière train au milieu d'une flaque boueuse, leur solidité  étant aléatoire ! Entre deux maux il faut savoir choisir!

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Nous voilà arrivés enfin au Saut des trois Cornes, sans doute ainsi nommé parce que la cascade se divise en trois petites chutes. Vous vous doutez que nous n’avons pas manqué l’occasion de nous y rafraîchir, bien que l’air ambiant soit à peine moins humide que le torrent.

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Après cette pause revigorante, nous prenons le chemin du retour sinuant dans un somptueux clair obscur créant une ambiance de mystère qui me ramène à celle de mes lectures enfantines comme ce magique « Naufragés de l’île de Bornéo «  de Thomas Mayne Reid.

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Les plantes épiphytes qui s’accrochent au tronc ou aux branches des arbres - sans les parasiter, au contraire des plantes saprophytes  -   captent les rayons du soleil et illuminent ainsi les sous bois, comme cet exubérant ananas-bois (espèce différente de l’ananas fruit). 

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La siguine que l'on a vu tout à l'heure tapie au pied d'un arbre aime prendre aussi à l’occasion un peu d’altitude pour découvrir le paysage aux alentours.

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Mais cette promenade, rendue un brin sportive par l’état des chemins nous a creusé l’appétit (à vrai dire, il aurait été creusé sans cela !)  nous descendons sur Sainte Rose, commune la plus étendue de Basse Terre située sur la côte au vent. Après avoir prospéré grâce au coton et au café, elle est devenue aujourd’hui un grand centre de production de rhum. On y trouve notamment la Distillerie Reimonenq qui abrite un intéressant musée du Rhum et la distillerie Séverin, magnifique propriété que l’on peut également visiter. En ces deux endroits on peut déguster et acheter d'honorables rhums et planteurs.

Mais elle comporte également une curiosité, la rue de la Circonvallation dont le nom nous a plongé dans un abîme de perplexité. Après recherche il ressort qu’une circonvallation(du latin circum autour et vallum palissade) est une ligne de défense continue établie par des assiégeants pour cerner une cité ou un camp, et pour se protéger contre une armée venant au secours des assiégés ou empêcher ces derniers de recevoir du ravitaillement de l'extérieur (merci Wikipedia). Quant à l'origine de ce nom, il est possible que, la possession de Karukera ayant fait l'objet de nombreuses confrontations entre anglais et français (nous reviendrons sur ce point), Sainte Rose ait été assiégée par l'un des camps et se se soit ainsi protégée pour ne pas être prise à revers par l'ennemi. La rue serait ainsi située  à l'emplacement de la circonvallation. Si un(e) Sainte-Rosien(ne) me lit peut être pourra-t-il(elle) me donner des précisions sur ce point.

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Sainte-Rose est aussi réputée pour ses pêcheurs bipèdes et surtout volants qui posent volontiers pour les touristes photographes à l’endroit que l’on a aménagé à cet effet !  (bravo au syndicat d’initiative !)

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On y trouve également d’excellents « lolos » dont notamment « Chez Franko » (Boulevard St Charles en bord de mer) où l’on peut accompagner le traditionnel Ti ‘ Punch (élément principal d’un repas antillais) d’un succulent court bouillon de poisson. Rite incontournable du début du repas, mon ami Gibus torture son citron vert avant de le noyer dans deux doigts de Damoiseau . Ne vous apitoyez pas sur le sort de cet agrume car je trouve que c’est une fin plutôt enviable ! Du moins c'est la fin que je me souhaite !

 

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Mais il ne faut pas abuser de ce breuvage divin quand on va affronter ensuite les Alizés qui s’en donnent à cœur joie à la pointe Allègre, lieu le plus septentrional de Basse Terre, car sinon on serait balayé !

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Les quelques arbres qui ont réussi à s’y implanter témoignent d’ailleurs de la force et de la direction des vents qui y soufflent 365 jours par an.

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…en voici un autre édifiant exemple !

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Un peu sonnés par les fougueux fils d’Eole, nous rentrons au gîte juste avant que le ciel ne nous tombe sur la tête. Les pluies tropicales sont une bonne illustration de l’expression « il pleut des cordes » car ce sont effectivement des filets  d’eau quasi continusqui tombent du ciel.

 

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Mais à Karukera les déluges à cette saison ne durent pas et pour fêter son retour le soleil nous gratifie d’un double arc-en-ciel

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Hugues, le chaleureux propriétaire de notre gîte, passe alors nous offrir des légumes du pays dont un fruit de l’arbre à pain.

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Il donne à cette occasion un cours de cuisine à nos épouses et je puis vous affirmer qu’accompagné d’un chiktail (ou chiquetaille) de morue et de l’incontournable Ti’Punch la potée de fruit de l’arbre à pain est un vrai délice !

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C'est la période des vacances  et vous allez vous retrouver à coincer la « bulle » quelque part dans un jardin, sur une plage ou au bord d’un ruisseau, votre MP 3 collé sur les oreilles, car c’est connu la musique adoucit les mœurs et vu l’état du monde vous avez bien besoin que vos mœurs soient apaisées ! Pourquoi ne pas y mettre quelques chansons de mon cru qui figurent dans mon dernier album "Ti Punch" et qui vous emmèneront aux Antilles, lieu éminemment dépaysant ! Vous pourrez ainsi écouter "la complainte du Coupeur de canne",  vous laisser bercer par la langueur de Marie-Galante, sentir les envoutantes effluves du Ti’ Punch ou écouter la sensuelle histoire du Bernard-l’hermite…..

C’est sur Deezer (cliquez sur Deezer) ou Spotify  ou encore Itunes…(faites une recherche sur Old Nut).

Vous y trouverez aussi mes autres albums "Bidochon dream " et "Jennifer" (cliquez sur le titre)

 

Vous pouvez également vous tenir au courant de la parution de mes prochains albums en vous inscrivant sur ce nouveau blog Old Nut Zimbalam 

 

Texte Ulysse  & Photos Ulysse (sauf l’avant dernière Marie B.)

 

14/08/2015

A la découverte de Karukera :2 - Le jardin botanique de Deshaies

(Reprise d'archive)

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Pour notre première semaine de séjour nous avons choisi un gîte à  Malendure, non loin de la ville de Bouillante située sur la côte ouest de Basse-Terre et qui doit son nom aux sources chaudes qui descendent du massif  volcanique de la Soufrière qui la domine.

Permettez moi à cet égard de vous donner un conseil : si vous envisagez un séjour à Karukera  il est préférable de séjourner en Gîte plutôt que d’aller dans un hôtel de la zone hyper touristique et dénaturée qui s’étend de Gosier à Saint François, au sud de Grande-Terre. En Gîte vous recevrez un accueil chaleureux et vivrez au milieu des Guadeloupéens alors qu’en hôtel vous vous retrouverez au milieu de métropolitains et de touristes étrangers et ferez l’objet d’un service impersonnel.

En raison du relief, les nuages poussés par les alizés se concentrent en cet endroit de l’île et de courtes et brutales averses peuvent en toutes saisons se produire  - n’oubliez pas votre KW ! – qui sont généralement suivies de magnifiques arcs en ciel, auxquels répondent les couleurs vives des habitations. Car c’est un fait, les guadeloupéens aiment les couleurs pour leurs vêtements, leurs maisons ainsi que leurs « planteurs » confectionnés avec toutes sortes de fruits !

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Après nous être régalés le soir de notre arrivée d’une fricassée de chatrou (calmar) chez « Dada », un petit « lolo » de Bouillante, nous voilà en ce premier matin, faisant nos courses dans cette même ville pour le dîner du soir.  Notre choix se porte sur des darnes d’une superbe et délicieuse dorade coryphène – appelée aussi mahi-mahi - qu’un pêcheur vient de ramener.  La pêche de ce fabuleux poisson qui  peut mesurer jusqu’à deux mètres, peser 40kg et nager à plus de 50 nœuds est plutôt sportive. C’est d’ailleurs pour lui rendre hommage qu’Alain Bombard a dénommé « Coryphène » le navire qu’il avait fait construire pour l’exploration scientifique des océans.

 

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Pour le dessert nous choisissons un bel ananas et un assortiment de bananes pour lesquelles le plus grand choix nous est offert : Ti-nain, figue-pomme, figue-dessert, makandia, poyo, plantain. Il faut dire qu’à Karukera elles  se consomment ou plutôt se savourent sous toutes les formes selon qu’elles sont classées parmi les fruits ou les légumes : nature, en  bouillies et salées comme des pâtes, en gratin ou en chips, et bien évidemment  flambées au rhum.

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Nos courses faites, nous nous rendons à l’Anse Caraïbe au sud de Pointe Noire bordée de raisiniers qui font partie des rares arbustes, avec les cocotiers, capables de résister au embruns salés.

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Ils sont ainsi nommés car leurs fruits comestibles mais amers poussent en grappes comme les raisins.

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A cette heure encore matinale (nous avions pour règle de nous lever avec le soleil, soit à 6 heures) les seules rencontres que nous faisons sur la plage sont de peu farouches pélicans occupés à pêcher leur pitance.

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Leur technique est impressionnante. Ils prennent leur envol jusqu’à environ une dizaine de mètres et patrouillent au dessus de la mer. Dès qu’ils voient un poisson ils piquent vers l’eau à une vitesse sidérante….

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…et disparaissent dans les flots dans une gerbe d’écume, revenant souvent bredouilles ! Mais ce n’est pas tant leur faute que celle des hommes qui pillent indûment les réserves halieutiques comme partout dans le monde.

 

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Soucieux de limiter la durée de notre premier bain de soleil tropical nous emboîtons le pas (c’est le cas de le dire) à un vénérable guide qui nous invite à nous réfugier sous les  frondaisons fleuries du luxuriant Jardin Botanique de Deshaies, ancienne propriété de Coluche.

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L’un des aspects les plus plaisants de Karukera est que vous pouvez vous y promener en tous lieux, mêmes les plus sauvages, sans craindre ni serpent, ni araignée ni autres insectes piqueurs ou bestioles agressives à l’exception d’un rare scolopendre dont la piqûre est douloureuse mais pas fatale. Les rares dangers qui vous guettent sont de recevoir une mangue sur la tête ou - ce qui est plus dangereux – une noix de coco, mais aussi, comme partout dans le monde, de vous faire agresser par des humains mal intentionnés. Concernant ce dernier point, nous avons passé personnellement un séjour très paisible et nous avons pourtant sillonné l’île de long en large.

 

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On trouve  évidemment  à profusion en ce jardin, la « rose de chine » née dans les îles polynésiennes. Il s’agit des hibiscus de toutes couleurs qui forment ici des haies de plusieurs mètres. Les chinois utilisent sa sève pour colorer leurs vêtements et les égyptiens font une tisane riche en vitamine C le « karkadé » avec ses pétales séchés.

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L’eau étant abondante sur l’île (y compris, comme je vous l’ai rappelé, dans le rhum !)  les lotus s’y épanouissent également.

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De même que les alpinia, originaires de Chine, et qu’on appelle ici « lavande rouge».

 

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Ainsi que les balisiers qui présentent une infinie variété de formes dans des nuances de couleur allant du jaune au rouge sang, comme on le verra au fil de nos randonnées.

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Cette fleur là n’est pas non plus sans charme, mais j’ai hélas oublié son nom ! L’effet de l’âge sans doute – les mauvaises langues diront du rhum - mais je me console en me disant que c’est moins grave que de ne pas se souvenir du nom d’une jolie femme.

La plus belle fleur « terrestre » de l’île et la plus recherchée aussi est la rose de porcelaine, originaire de Malaisie et qui se dresse fière sur sa hampe d’un mètre cinquante.

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En levant la tête on découvre, suspendue, aux branches des arbres, de magnifiques orchidées.

 

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Elles illuminent de leurs guirlandes multicolores les frondaisons qui les protègent des rayons du soleil.

 

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On croise aussi en ce jardin d’Eden  l’arbre du voyageur, qui est de fait une plante herbacée et qui est ainsi nommé car l’eau de pluie s’accumule à la base de ses feuilles permettant aux voyageurs – du moins ceux qui supportent l’eau - de se désaltérer.

 

 

 

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Cet  arbre à kapok – appelé aussi fromager - bombe à juste titre non pas le torse mais son tronc car il appartient à la famille des Bombacacea. C’est un arbre prodigue car on peut manger ses fruits, ses graines et ses germes.

 

 

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En outre les fibres de ses fruits font un excellent matériau d’isolation et de rembourrage  - le kapok -  et servent à fabriquer des gilets de sauvetage.

 

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Tout aussi généreux est l’arbre à pain, dont on a vu dans la note précédente que ses fruits étaient largement consommés à Karukera.

 

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Après cette magnifique leçon de botanique nous allons réviser notre crawl et  jouer au lézard sur la plage de sable blanc de Leroux près de Ferry, en attendant que les exigences de nos gosiers et de nos estomacs nous guident vers les délices solides et liquides qu’offre le  lolo  « Au bon accueil » situé en haut de la falaise.

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Après nous être régalés d’un colombo de cabri, pour nous remettre du décalage horaire, nous allons tester la finesse et la douceur du sable noir d’origine volcanique de la plage de Malendure au large de laquelle se trouve la Réserve Cousteau. Cette vaste zone marine relativement protégée et paradis des plongeurs a , en effet, été  créée  à l’initiative du célèbre commandant. Durant les mois de janvier et février il est possible d'y entendre le chant des baleines à bosse qui font leur parade nuptiale. A ce propos je vous invite à aller regarder le magnifique reportage sur le sauvetage d’une baleine à bosse que Michèle a mis en ligne sur son blog.

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Un petit creux à l’estomac nous pousse à reprendre la station verticale, alors que le soleil s’apprête à prendre son bain vespéral, et nous conduit infailliblement dans les bras d’une jolie et affable doudou qui a concocté dans une antique et étonnante sorbetière manuelle un délicieux sorbet  à la noix de coco. Si vous n’êtes pas gourmand, inutile d’aller à Karukera !

 

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Et c’est en dégustant ce délice que nous contemplons le soleil prendre son second bain de la journée. 

 

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Nu comme un ver mais pudique il se drape de quelques nuages et plonge rouge de honte dans les flots derrière l’ilet aux Pigeons.

 Dieu ! quelle fut dure cette première journée !

 A  SUIVRE....... 

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C'est la période des vacances  et vous allez vous retrouver à coincer la « bulle » quelque part dans un jardin, sur une plage ou au bord d’un ruisseau, votre MP 3 collé sur les oreilles, car c’est connu la musique adoucit les mœurs et vu l’état du monde vous avez bien besoin que vos mœurs soient apaisées ! Pourquoi ne pas y mettre quelques chansons de mon cru qui figurent dans mon dernier album "Ti Punch" et qui vous emmèneront aux Antilles, lieu éminemment dépaysant ! Vous pourrez ainsi écouter "la complainte du Coupeur de canne",  vous laisser bercer par la langueur de Marie-Galante, sentir les envoutantes effluves du Ti’ Punch ou écouter la sensuelle histoire du Bernard-l’hermite…..

C’est sur Deezer (cliquez sur Deezer) ou Spotify  ou encore Itunes…(faites une recherche sur Old Nut).

Vous y trouverez aussi mes autres albums "Bidochon dream " et "Jennifer" (cliquez sur le titre)

 

Vous pouvez également vous tenir au courant de la parution de mes prochains albums en vous inscrivant sur ce nouveau blog Old Nut Zimbalam 

 

 

Texte Ulysse Photos Ulysse (sauf deux  faites par M & G Buffler)

08/08/2015

A la découverte de Karukera : 1- Une île bénie des dieux (reprise d'archive)

 

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Le premier homme blanc à avoir jeté l’ancre sur une grève de l’ïle de Karukera, près de la ville actuelle de Capesterre (voir la carte ci-dessous) est Christophe Colomb, le 3 novembre 1493. Ce nom, qui signifie l’île aux belles eaux,  lui a était donné par les Kalinas, les amérindiens qui occupaient alors l’île et avec lesquels Colomb et ses hommes sont entrés en contact. Méprisant les cultures locales et animé d’un esprit de conquête comme tous les explorateurs blancs de l’époque, il décida qu’elle s’appellerait dorénavant Guadaloupe en l’honneur d’une sainte locale de la province de Cáceres en Estremadure, d’où il venait. Mais « Gadaloupe » signifie aussi en espagnol « rivière occulte »  et peut être que Colomb lui a également donné ce nom au vu des magnifiques cascades qu’il pouvait apercevoir du large et dont les eaux disparaissent dans le secret d’une  luxuriante forêt tropicale.

 

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Karukera  - nom que je préfère à Guadeloupe, Gwada en créole, pour des raisons que vous comprendrez un peu plus avant dans cette note - est appelée aussi l’île papillon » du fait de sa forme générale qui  réunit deux îles contrastées séparées par un mince bras de mer, appelé la rivière salée.

L’île à l’ouest (848km2) montagneuse – celle où Colomb a débarqué - est dénommée paradoxalement Basse Terre, du nom de la capitale administrative qui s’y trouve et qui est implantée sur l’une des rares parties basses de cette île. D’origine volcanique elle est dominée par le volcan actif de la Soufrière (1467m) et est recouverte pour une grande part d’une luxuriante forêt tropicale où les rivières et cascades abondent.

L’autre île (590km2) vaste plateau  calcaire au climat plus sec est dénommée Grande Terre, bien que plus petite, sans doute en raison de la présence de vastes étendues relativement planes propices à la culture de la canne à sucre et à l’élevage.

A ces deux îles principales  s’ajoutent trois petites îles qui en dépendent administrativement : La Désirade ainsi nommée par Colomb car c’est la première terre tant « désirée » qu’il a découvert après sa longue navigation, les Saintes, ainsi nommées  en l’honneur de la fête de la Toussaint et  Marie Galante qui a reçu le nom de son navire amiral .

 

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Avant de partir à la découverte de Karukera, je vous emmène flâner sur le port de  Pointe à Pitre,  sa capitale commerciale et industrielle, car il s’y tient tous les jours un marché aux fruits aux légumes, aux fleurs, aux épices et aux poissons qui vous donnera un aperçu des richesses ainsi que de l’atmosphère chaleureuse et de la grande diversité de population que l’on trouve dans cette île bénie des dieux.

 

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Pointe à Pitre doit son nom à un pêcheur néerlandais prénommé Peter qui s’installa au 17e siècle sur une pointe de la rade actuelle pour y vendre son poisson.
D’où ce nom, dans un premier temps, de « Pointe à Peter », devenu plus tard Pointe-à-Pitre. Ouvert grâce à la rivière Salée sur la mer des Caraïbes et l’Océan Atlantique, son port - l’un des plus importants et des mieux abrités des caraïbes -
est le point d’union entre Grande terre et Basse Terre

 

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Chaque étal de marché est un festival de couleurs qui commence généralement par la coiffe  de la marchande, voire parfois sa robe, fabriqués avec le traditionnel tissu Madras qui a été apporté aux Antilles françaises par les indiens qui y émigrèrent  au milieu du XIXème siècle après l’abolition de l’esclavage en 1848. Ce tissu a en effet été inventé dans la ville indienne de Madras aujourd’hui appelée Chennai.

Vous noterez, au passage que mon ami Gibus était du voyage ainsi que, ce qui va de soi,  nos chères épouses. Il est en train de négocier le prix du citron vert que l’on aperçoit près du genou de la marchande car à Karukera on ne saurait passer une journée sans presser au moins un citron vert. Je vous en donnerai la raison un peu plus tard .

 

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Le festival de couleurs se poursuit avec la fabuleuse diversité des fruits, fleurs, légumes offerts sur les étals : ananas, oranges, bananes de toutes sortes, prunes cithères, noix de coco, cerises pays, mangues, letchis sans oublier les indispensables citrons verts côtoient ignames, maniocs, madères, patates douces , malengas (choux des caraîbes) fruits de l’arbre à pain, pour le plus grand plaisir de yeux et surtout des papilles. L’arbre à pain surnommé « mamanz’enfants » est d’ailleurs l’arbre providence des Antilles que l’on trouve dans chaque jardin. Ses gros fruits verts délicieux se consomment cuits à l’eau, frits ou en purée.

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Les étals d’épices ne sont pas les moins garnis et offrent fenugrec, anis étoilé, roucou, bois d’inde, canelle, graines de moutarde et toutes sortes de piments et de mélanges dont la fameuse préparation pour « sauce chien » perle gastronomique des Antilles. Les vieux messieurs un brin « rouillés » et les plus jeunes exténués par la « chaleur » des nuits antillaises peuvent y trouver aussi du « bois bandé » supposé leur rendre leur vigueur. Mais il ne s’agit très souvent que de canelle car le produit original peut être dangereux pour la santé, cela dit l’effet « placebo » peut marcher aussi pour ce genre de produit que je n’ai pas testé !

 

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Du coté des étals des pêcheurs les couleurs ne manquent pas non plus, car les eaux tropicales sont riches d’une grande diversité de poissons, bien que la surpêche et des pratiques condamnables y fassent  comme ailleurs des ravages. Cette surpêche menace la survie des récifs coralliens nécessaires à la diversité de la vie marine et qui sont déjà durement affectés par le réchauffement climatique.

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Les langoustes grillées au feu de bois avec une sauce chien sont l’un des mets de choix proposés dans les petits « Lolos » (restaurants familiaux rustiques et sans chichi) qui abondent à Karukera, de même que les fricassées de lambis (énormes coquillages) ou de chatrous (sorte de calamars).

 

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Vu l’outil de coupe dont dispose ce pêcheur mieux vaut  ne pas plaisanter sur l’état de fraîcheur de son poisson. Enfin moi je ne m’y suis pas risqué !

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On peut notamment déguster à Karukera de délicieux poissons locaux appelés « brousses » qui sont munis d’une véritable cotte de maille que seuls les pêcheurs expérimentés savent retirer. C’est un étonnant spectacle de les voir ainsi « dépouiller » ce poisson qui, outre une chair savoureuse, présente l’énorme avantage de ne pas avoir d’arêtes.

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L’Église de Saint Pierre et de Saint Paul, qui illumine de sa façade colorée la place Gourbeyre située près du port de Pointe à Pitre, a été construite en 1807 et restaurée en 1867. Les colonnes et les frontons triangulaires qui l’ornent  lui confèrent un aspect grec, étonnant sous cette latitude. Des statues des quatre Évangélistes, Jean, Luc, Marc  et Mathieu, exposés aux abondantes pluies tropicales flanquent les portes d’accès. Pierre et Paul ont droit à un meilleur sort vu qu’on les a installés dans des niches où ils sont à l’abri. Même en ce lieu soit-disant fraternel règne l’inégalité ! Comment voulez vous que la justice règne en ce monde ,

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L’une des principales cultures de karukera est la canne à sucre qui couvre une bonne partie de Grande Terre ainsi que les pourtours de Basse-Terre, notamment dans la région de Sainte Rose où cette photo a été prise, de Saint Claude et de Capesterre.

La culture de la canne à sucre a été développée à partir du XVIIème siècle avec l’assistance technique des Hollandais chassés du Brésil par les portugais. Longtemps orientée principalement vers la production de sucre, cette exploitation a commencé à péricliter au XIXème siècle en raison du développement de la production sucrière européenne à partir de la betterave. Ce déclin a été accéléré par les accords de l’OMC qui a conduit à une baisse considérable des prix garantis afin de favoriser la concurrence. Ce qui fait qu’il ne reste plus dans l’île qu‘une seule sucrerie -  la société Gardel - située au Moule sur Grande Terre.

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Mais fort heureusement il existe une alléchante alternative pour cette plante prolifique qui pousse en un an et peut se régénérer quatre ou cinq ans de suite : la production de rhum agricole.

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Mais avant de vous parler de ce divin breuvage, je me dois de vous rappeler qu’au départ l’exploitation de la canne a été frappée du sceau de l’infamie, puisque c’est cette activité, avec l’exploitation du café, du tabac et du coton en d’autres lieux, nécessitant toutes une main d’œuvre importante,  qui a conduit au développement de l’esclavage régit par l’ignoble « code noir » institué en 1685. Rappelons que l’esclavage a été aboli par les révolutionnaires en 1794 mais rétabli en 1804 par le petit boucher corse, Napoléon, sous l’influence de sa dulcinée de l’époque, Joséphine de Beauharnais, fille de riches planteurs martiniquais. Il a fallu attendre 1848 pour que l’esclavage soit définitivement aboli par la France à l’initiative de Victor Schoelcher qui a une rue à son nom dans chacun des villages de l'ïle.

C’est donc au son d’une telle cloche que la vie des esclaves était rythmée et on se doute qu’ils n’étaient pas au trente cinq heures !

 

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C’était une époque où les cannes étaient fauchées manuellement et emportées jusqu’aux moulins sur des cabouas (sorte de chars) tirés par des zébus. Fermant les yeux on croit alors entendre porté par les alizés ces paroles d’une antique mélopée :

« Voici les champs de cannes où l’on chante en cadence,

Tandis que les coutelas coupent les blonds roseaux,

Que les courageux zébus emportent sur de lourds cabouas.

Nous ne sucerons plus la canne enrubannée,

Réduite maintenant en fibre de bagasse,

Voici la distillerie où le vesou s’élance,

Au sortir du moulin dans un tumulte d’eau »

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A l’origine les cannes étaient en effet broyées  grâce à des moulins qu’actionnaient les alizés qui soufflent en permanence sur les Antilles. Il en existait 240 au début du XIXème siècle qui ont peu à peu disparu avec l’invention des broyeurs à vapeur.

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Les quelques moulins qui subsistent sont souvent envahis par la végétation comme celui de Lubeth sur Grande Terre pris dans l’étau des multiples troncs d’un «figuier maudit » dont les graines, prétend la légende, ont été plantées par d’anciens esclaves pour se venger.

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Ainsi le chant des oiseaux a-t-il remplacé le bruissement du vent dans les ailes. Mais qui sait, peut être qu’avec l’arrivée des éoliennes dans nos campagnes ces moulins connaîtront un jour une nouvelle vie ?

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Aujourd’hui d’énormes tracteurs ont remplacé les cabouas, mais là encore il n’est pas exclus qu’un jour les zébus fassent leur retour, comme on le voit dans nos campagnes où bœufs et chevaux reviennent à la mode, notamment dans les vignes. Ils présentent, en effet, de nombreux avantages : ils ne tassent pas les sols, ne s’embourbent pas, ne polluent pas et nécessitent un minimum d’entretien.

 

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Mais revenons à la production de rhum agricole, élixir prestigieux des Antilles Françaises, largement supérieur - grâce à une réglementation stricte et un savoir faire inégalé - aux breuvages rustiques qui portent ce nom produits à Cuba, à la Jamaïque ou ailleurs. Les premiers sont en effet produits à partir de la fermentation du jus frais de canne alors que les autres (rhum industriel)  sont obtenus par la distillation du résidu de la fabrication du sucre, la mélasse. L’inventeur du rhum est le père Labat qui ayant débarqué en 1694 à Marie Galante a été atteint d’une forte fièvre qu’il soigna grâce à une eau de vie locale, le taffia, faite à base de jus de canne fermenté. Il a transformé ce taffia amer et rustique  en rhum agricole dont on se régale aujourd’hui.

Il existe aujourd'hui six distilleries à la Guadeloupe : Longueteau à Capesterre (l’une des plus anciennes dont on voit ici l’usine et qui exporte son rhum sous le nom de Karukera) Montebello à Petit Bourg,  Bologne à Saint Claude, Damoiseau au Moule ainsi que Séverin et Reimonenq à Sainte Rose auxquelles s'ajoutent les deux installées à Marie Galante : Pèrel Labat, Bielle

 

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Les deux principales distilleries de la Guadeloupe sont Bologne en Basse Terre et Damoiseau en Grande Terre, dont on voit ici l’usine qui ressemble étrangement au Centre Pompidou à Paris (A croire que l’architecte de ce dernier était un amateur de rhum Damoiseau) et que l'on peut visiter librement, visite qui est fort intéressante, en particulier à la période de récolte de la canne (fin janvier à mai).

En matière de consommation de rhum, les guadeloupéens sont aussi chauvins que le sont les bordelais et les bourguignons en matière de vin.  Ainsi les habitants de Basse Terre ne jurent que par le Bologne et ceux de Grande Terre que par Damoiseau. Mais il faut dire que ces deux grandes distilleries font vivre beaucoup de producteurs de canne et emploient de nombreux salariés.

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Pendant que le vesou (jus de canne fraîchement pressé) coule dans les cuves de fermentation, je vais vous avouer qu'au cours de notre séjour, Gibus et moi avons consciencieusement goûté et regoûté à tous les rhums guadeloupéens à l’occasion de la cérémonie du Ti’Punch qui accompagne tout repas antillais qui se respecte (et il y a deux repas par jour !).

Au demeurant les repas ne sont pas les seuls moments de la journée où l'on peut boire un Ti'Punch (à condition de ne pas conduire bien sûr !). Ainsi peu-on prendre un premier Ti'Punch assez robuste au lever qu'on appellera "décollage" ou "pétépied". Cela dit, on peut aussi doser son TiPunch à sa convenance, il n'y a pas de dogmatisme en la matière. Ainsi les natures délicates prendront un "punch fillette" ou un "ti feu". En général si vous êtes invité, on vous proposera très souvent un second Ti'punch, car il est malvenu de "rester sur un pied !"

 

Je précise pour les ignorants de la chose (c’est dommage pour eux) que le Ti’Punch se prépare avec un filet de jus de canne (ou à défaut un peu de sucre en poudre) deux doigts (de préférence à l’horizontale !) de rhum agricole et un quartier de citron vert. Il faut préalablement écraser le citron vert dans le jus de canne ou le sucre avant de verser le rhum. Certains mettent un glaçon ce qui est une hérésie, car c’est le meilleur moyen de tuer les arômes du rhum.

Selon mon appréciation personnelle tous les rhums que nous avons goûtés sont excellents, à l’exception de ceux de Séverin et Reimonenq un peu rustiques et plutôt destinés aux « planteurs ». Mais si je devais faire un classement, forcément subjectif, je les placerais dans cet ordre : 1) Bielle 50°, 2) ex æquo : Karukera 50° et Père Labat 50°, 3) ex æquo : Montebello 50° et Bologne 50° et pour finir Damoiseau 50°. Je laisse à mon ami Gibus le soin de vous donner son propre classement dans les commentaires.

Toutest ces distilleries produisent également des rhums "vieux" élevés en barriques de chêne qui valent de vieux cognacs ou armagnacs. J'ai notamment dégusté un Karukera millésimé 2000 qui est un vrai nectar. 

Que ceux qui ne sont pas coutumiers du Ti’Punch ne soient pas effrayés par le titre alcoolique en apparence élevé, car il ne faut pas oublier qu’un breuvage à 50° est composé à moitié…d’eau !

 

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Histoire de vous faire rêver et voyager dans les volutes des Ti’Punch que nous avons dégustés durant notre voyage, je vous abandonne provisoirement avec quelques uns des « cadavres » que nous avons laissé derrière nous….

Vous comprenez maintenant pourquoi je préfère appeler la Guadeloupe  du nom de  Karukera et qu'elle est pour moi une île bénie des dieux (et en particulier de mon vieil ami Bacchus !)

A suivre.....

 

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C'est la période des vacances  et vous allez vous retrouver à coincer la « bulle » quelque part dans un jardin, sur une plage ou au bord d’un ruisseau, votre MP 3 collé sur les oreilles, car c’est connu la musique adoucit les mœurs et vu l’état du monde vous avez bien besoin que vos mœurs soient apaisées ! Pourquoi ne pas y mettre quelques chansons de mon cru qui figurent dans mon dernier album "Ti Punch" et qui vous emmèneront aux Antilles, lieu éminemment dépaysant ! Vous pourrez ainsi écouter "la complainte du Coupeur de canne",  vous laisser bercer par la langueur de Marie-Galante, sentir les envoutantes effluves du Ti’ Punch ou écouter la sensuelle histoire du Bernard-l’hermite…..

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Texte & Photos Ulysse (sauf deux signées M&G Buffler)

 

19/05/2014

Périple à Karukera - 9 - Intermède carnavalesque..

Etant encore sous le charme des îles qui me pousse à la paresse je vous invite à suivre cette frégate pour participer à un un petit intermède carnavalesque.....

 

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Je vous invite également à regarder et à diffuser à vos amis cette émouvante  vidéo (en espagnol) qui a été faite par le chanteur Macaco avec les travailleurs et les patients du 8e étage (Oncologie) de L'Hôpital pour enfant San Juan de Dios à Barcelone afin de récolter des fonds pour la recherche sur le cancer. Chaque fois que l’on regarde la vidéo, 5 centimes sont versés à la cause.

 

PHOTOS ULYSSE

 

02/05/2014

J’ai crains que mes vacances ne finissent sur le sentier de l’armistice !

 

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Bon, jusqu’à présent, à part l’épisode de l’ascension de la Soufrière dans le brouillard, nos vacances à Karukera s’étaient plutôt bien passées.  Bains de mer dans une eau à 27, balades dans des paysages de rêve, défilés de carnaval peuplés de  jolies filles et rhum à gogo, tout allait pour le mieux!  Le problème est que Gibus et moi avons du mal à rester en place et à jouer les contemplatifs, même avec de jolies créatures à l’horizon. Dès que l’on aperçoit une montagne aux alentours, l’envie nous prend d’y grimper.  Et justement à coté de la Soufrière, se dresse un ancien volcan dénommé La Citerne sur lequel nous avions fortement envie d’imprimer l’empreinte de nos semelles. Nous voilà donc partis en pleine jungle un beau matin, sans  nos épouses qui souhaitaient en profiter pour faire un peu de shopping . Nous aurions mieux fait de leur tenir compagnie et vous aller comprendre pourquoi…

 

 

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Notre projet était d’accéder au sommet de la Citerne par la piste de l’armistice qui s’est révélée  ( nous l’avons découvert un peu tard ) être la piste la plus sportive que je n’ai jamais emprunté dans ma vie, vu les conditions météo que nous avons dû affronter. Mais permettez moi de ménager le suspense….Au départ cela ne se présentait pas trop mal, nous avions prévu d’aller au préalable visiter la chute du Galion. Il tombait certes quelques gouttes mais le chemin était « carossable » !

 

 

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La jungle foisonnante qui nous environnait donnait à notre périple une ambiance « Indiana Jones » qui n’était pas pour nous déplaire.

 

 

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Mais en arrivant au pied du promontoire rocheux qui permet d’accéder à la chute du Galion  des diablotins facétieux ont commencé à nous verser des seaux d’eau sur la tête, rendant un brin délicate notre courte escalade .

 

 

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Si je n’avais pas pris la précaution de me munir de mon appareil photo étanche  le récit de notre périple se serait arrêté là, car comme vous pouvez le voir sur l’objectif, il tombait à peu près autant d’eau du ciel qu’il en tombait dans la chute !

 

 

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Mais n’étant pas du genre à faire demi- tour (idiote question d'amour propre que connaissent de nombreux "XY" !), nous avons avec obstination poursuivi notre marche en avant….

 

 

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L’ami Gibus, qui ne manque pas d’humour, s’est alors dit que, mouillé pour mouillé, rien ne l’empêchait de comparer la température de l’eau de la chute avec celle qui nous tombait sur le poil ! 

 

 

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Ses ablutions faites, nous avons repris notre périple en direction de la piste de l’Armistice espérant que les diablotins se lasseraient très vite de leur jeu stupide et que le soleil des caraïbes règnerait à nouveau sur les lieux.

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Mais la pluie continua de plus belle et la descente du promontoire rocheux se révéla aussi sportive que l’ascension,  sans pour autant nous décourager…

 

 

 

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Celles et ceux qui lisent nos aventures sur Eldorad’Oc savent qu’à force de fréquenter les sentiers muletiers des montagnes nous avons acquis des gênes de « mule »  et que nous ne renonçons pas facilement …

 

 

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Nous entamâmes alors la montée de la piste de l’Armistice, vague trouée rectiligne dans la jungle qui accède,  après 300 mètres de dénivelé dans la ligne de plus grande pente, au sommet de la Citerne.

 

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Par temps clément l’exercice ne nous aurait pas paru trop difficile mais  avec la pluie diluvienne qui tombait, le sol couvert de feuilles se dérobait sous nos pas et les racines sur lesquelles nous prenions appui étaient de véritables savonnettes .

 

 

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Gibus qui habituellement repère à l’oreille que le suis, vérifiait régulièrement, du fait de la pluie battante étouffant les bruits,  que je n’avais pas sombré au coeur de cet enfer vert.

 

 

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Par endroits, heureusement, une âme compatissante du syndicat d’initiative a eu l’idée de mettre une corde fort bienvenue . Que cet(te) âme anonyme en soit remercié !!!

 

 

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Plus nous montions et plus le sentier se révélait difficile, du fait qu’aux grands arbres rencontrés plus bas  succédaient maintenant des taillis barrant quasiment le passage, nous obligeant à des contorsions qui ne sont plus de notre âge.

 

 

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La mine  de Gibus sur cette photo, la dernière que j’ai pu prendre au cours de cette ascension, en dit long sur le caractère éprouvant de notre périple. Après cela,  j’ai dû ranger l’appareil photo car un orage de grêle (oui de la grêle aux Antilles ! ) nous est tombé sur le paletot, nous mitraillant comme des faisans que l’on vient de lâcher  à l’ouverture de la chasse !

 

 

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Pour résumer la fin de l’ascension que j'ai terminé en grelottant  et trempé comme une éponge jusqu'au lieu les plus intime de mon anatomie, je vous mets la photo d’une vague qui vous donne une idée des sensations que nous avons alors éprouvées.

Mais je ne finirai pas mon récit sans vous avouer que, revenus à notre voiture, l’ami Gibus avait prévu des vêtements de rechange, ce qui n’était pas mon cas.  Quand nous avons retrouvé nos épouses au restaurant, j’étais donc vêtu d’un pagne confectionné avec une serviette de bain qui trainait dans la voiture et d’un T-Shirt de Gibus qui fait deux tailles de moins que moi. Vous imaginez le fou rire de nos épouses en nous apercevant !

 

PS: Je vous invite également à aller écouter ma dernière composition "Léo, là Haut" sur  mon blog musical OLD NUT .

 

 

Texte & Photos Ulysse

23/03/2014

Périple à Karukera – 5ème partie – l’ascension de la Soufrière

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Lors de notre précédente visite à Karukera, nous avions prévu  de grimper au sommet de la Soufrière, volcan actif  - qui se limite toutefois à émettre des fumerolles - culminant à 1467 mètres. Nous avions dû y renoncer car la « vieille dame », comme la nomment affectueusement les guadeloupéens, est restée entourée quasiment en permanence d’un amoncellement de nuages, nés de la condensation de la vapeur d’eau provenant de la mer des Caraïbes. De fait, il tombe en ces lieux dix mètres d’eau par an; chanceux sont donc ceux qui peuvent accéder à son sommet sans affronter un déluge ou naviguer à vue dans un brouillard à couper au couteau.

Cette année nous avons décider d’y aller coûte que coûte. Sur la foi d’une météo à peu près favorable nous décidons donc, un « beau » matin  d’entreprendre  son  ascension…..

 

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Le sentier traverse au départ une magnifique forêt tropicale où prolifèrent les fougères arborescentes. Nous résistons à la tentation  d’en « cueillir » quelques unes pour servir de parapluies au cas où….

 

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Mais nous y renonçons car le ciel affiche une magnifique – mais nous le verrons plus avant, trompeuse - couleur bleue. Un soleil radieux y baguenaude,  dispensant généreusement ses rayons dont se gavent les plantes épithètes et héliotropes perchées à dessein sur de hautes branches .

 

 

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Nous parvenons au pied de la Soufrière dont les flancs recouverts de lave hébergent une végétation rase mais exubérante.

 

 

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Le « hic est que le soleil nous a faussé compagnie, englouti par un brouillard londonien étonnant à cette latitude. On comprend que cette île ait été longtemps convoitée et provisoirement occupée par les anglais qui, sans doute, y voyaient une seconde patrie ! Nous hésitons un instant mais, vu le chemin déjà parcouru, nous persévérons dans notre ascension, espérant qu’une éclaircie viendra récompenser nos efforts.

 

 

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Et de fait un certaine luminosité gagne le paysage, nous laissant espérer le retour du soleil qui nous permettrait d’admirer, selon les dires des guides touristiques, l’un des plus beaux panoramas des Caraïbes.

 

 

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Mais nos espoirs sont vite "douchés", c'est le cas de le dire, car le brouillard s’épaissit à nouveau nous « humectant » d’un crachin que l’altitude rafraîchit considérablement ! Faire 8000 kilomètres pour avoir l’impression de se balader sur le Caroux en hiver, il faut être un peu « zinzin » non ? 

 

 

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La Soufrière est un volcan actif en état dit « stationnaire » qui a connu dans le passé quelques épisodes éruptifs, dont celui de 1797 qui a provoqué une large fissure dans le flanc nord de son dôme que l’on découvre ici. En 1976 une nouvelle éruption « phréatique » a eu lieu, qui a conduit les pouvoirs publics, sur les conseils de Claude Allègre (qui a montré depuis lors son incompétence sur le problème du réchauffement climatique ) et contre l’avis d’Haroun Tazieff, grand vulcanologue,  à évacuer à grands frais la population de Basse Terre. Cela dit, on sait bien que les pouvoirs publics sont conseillés par des gens qui n’y connaissent généralement pas grand chose (ou qui sont influencés par des lobbies)  que ce soit en matière d’écologie, d’économie ou de  santé  publique (cf.la vaccination contre le virus H1N1).

 

 

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En approchant du sommet, le brouillard devient de plus en plus dense et le vent de plus en plus violent, comme l’atteste la posture de l’ami Gibus qui a du mal à garder les pieds sur terre .

 

 

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Parvenus sur le plateau sommital nous pensons avoir « allunis » au vu de l’univers purement minéral qui nous entoure. De fait les gaz acides présents dans les fumerolles contribuent à bruler la végétation et ainsi à mettre à nu une partie de plus en plus importante du sommet de la Soufrière. C’est à mon avis une vison assez réaliste de ce qui attend l’humanité si nous continuons à maltraiter Gaïa comme nous le faisons.

 

 

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Nous nous approchons prudemment de la gueule du cratère d’où sortent les fumerolles sulfureuses, espérant que la Soufrière n’aura pas la mauvaise idée de sortir de sa léthargie à ce moment là.

 

 

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Mais la Vielle Dame » reste  fort heureusement assoupie et nous entamons la descente assez impatients, vous vous en doutez, de retrouver des conditions climatiques plus « tropicales » !

 

 

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Et de fait en arrivant au pied du volcan une timide trouée apparaît dans le manteau nuageux qui laisse passer un timide rayon de soleil et  révèle un coin de ciel bleu. Alleluïa, nous sommes de retour au pays du Ti Punch !

 

 

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Notre marchande de fruits et légumes qui s’était fort inquiétée de nous voir monter là haut au pays des dragons manifeste de façon fort explicite sa joie de nous voir revenir sains et saufs !  Il faut dire que l’on est ses meilleurs clients pour les citrons verts, ingrédient indispensable pour faire un Ti Punch !

 

Texte & Photos Ulysse 

04/03/2014

Périple à Karukera - 3ème partie - Défilé de carnaval à Sainte Rose

 

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Le carnaval en Guadeloupe est un  grand événement populaire festif qui se déroule sur six semaines environ entre le deuxième dimanche de janvier et le mercredi des Cendres. Le dernier jour du carnaval Vaval, le roi du Carnaval est mis à mort, pour mieux renaître l’année suivante !.

Le carnaval a été introduit par les colons au XVIIème siècle pour faire la fête avant la période du carême. Progressivement, les esclaves furent autorisés à y participer et à se se moquer de leur maître, sans conséquences.  De là vient une tradition satirique qui perdure aujourd’hui .

Chaque week-end pendant la période de carnaval, les différentes troupes défilent dans des villes désignées et passent devant un jury qui sélectionnent celles qui auront le droit de participer aux deux finales qui auront lieu la première, le Dimanche Gras à Pointe à Pitre et la seconde, le mardi gras à Basse Terre. Au cours de ces finales deux troupes seront désignées « reines du carnaval ». Entrons tout d’abord dans les coulisses du carnaval avant que le cortège ne s’ébranle…

 

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Et que la fête commence !

 

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Si vous avez aimé ce défilé de carnaval, c'est que vous appréciez la danse et la musique aussi je vous invite à découvrir mes compositions sur mon nouveau blog musical  OLD NUT que vous pouvez consulter en cliquant ICI

 

A suivre...

 

Texte & Photos Ulysse