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08/08/2015

A la découverte de Karukera : 1- Une île bénie des dieux (reprise d'archive)

 

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Le premier homme blanc à avoir jeté l’ancre sur une grève de l’ïle de Karukera, près de la ville actuelle de Capesterre (voir la carte ci-dessous) est Christophe Colomb, le 3 novembre 1493. Ce nom, qui signifie l’île aux belles eaux,  lui a était donné par les Kalinas, les amérindiens qui occupaient alors l’île et avec lesquels Colomb et ses hommes sont entrés en contact. Méprisant les cultures locales et animé d’un esprit de conquête comme tous les explorateurs blancs de l’époque, il décida qu’elle s’appellerait dorénavant Guadaloupe en l’honneur d’une sainte locale de la province de Cáceres en Estremadure, d’où il venait. Mais « Gadaloupe » signifie aussi en espagnol « rivière occulte »  et peut être que Colomb lui a également donné ce nom au vu des magnifiques cascades qu’il pouvait apercevoir du large et dont les eaux disparaissent dans le secret d’une  luxuriante forêt tropicale.

 

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Karukera  - nom que je préfère à Guadeloupe, Gwada en créole, pour des raisons que vous comprendrez un peu plus avant dans cette note - est appelée aussi l’île papillon » du fait de sa forme générale qui  réunit deux îles contrastées séparées par un mince bras de mer, appelé la rivière salée.

L’île à l’ouest (848km2) montagneuse – celle où Colomb a débarqué - est dénommée paradoxalement Basse Terre, du nom de la capitale administrative qui s’y trouve et qui est implantée sur l’une des rares parties basses de cette île. D’origine volcanique elle est dominée par le volcan actif de la Soufrière (1467m) et est recouverte pour une grande part d’une luxuriante forêt tropicale où les rivières et cascades abondent.

L’autre île (590km2) vaste plateau  calcaire au climat plus sec est dénommée Grande Terre, bien que plus petite, sans doute en raison de la présence de vastes étendues relativement planes propices à la culture de la canne à sucre et à l’élevage.

A ces deux îles principales  s’ajoutent trois petites îles qui en dépendent administrativement : La Désirade ainsi nommée par Colomb car c’est la première terre tant « désirée » qu’il a découvert après sa longue navigation, les Saintes, ainsi nommées  en l’honneur de la fête de la Toussaint et  Marie Galante qui a reçu le nom de son navire amiral .

 

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Avant de partir à la découverte de Karukera, je vous emmène flâner sur le port de  Pointe à Pitre,  sa capitale commerciale et industrielle, car il s’y tient tous les jours un marché aux fruits aux légumes, aux fleurs, aux épices et aux poissons qui vous donnera un aperçu des richesses ainsi que de l’atmosphère chaleureuse et de la grande diversité de population que l’on trouve dans cette île bénie des dieux.

 

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Pointe à Pitre doit son nom à un pêcheur néerlandais prénommé Peter qui s’installa au 17e siècle sur une pointe de la rade actuelle pour y vendre son poisson.
D’où ce nom, dans un premier temps, de « Pointe à Peter », devenu plus tard Pointe-à-Pitre. Ouvert grâce à la rivière Salée sur la mer des Caraïbes et l’Océan Atlantique, son port - l’un des plus importants et des mieux abrités des caraïbes -
est le point d’union entre Grande terre et Basse Terre

 

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Chaque étal de marché est un festival de couleurs qui commence généralement par la coiffe  de la marchande, voire parfois sa robe, fabriqués avec le traditionnel tissu Madras qui a été apporté aux Antilles françaises par les indiens qui y émigrèrent  au milieu du XIXème siècle après l’abolition de l’esclavage en 1848. Ce tissu a en effet été inventé dans la ville indienne de Madras aujourd’hui appelée Chennai.

Vous noterez, au passage que mon ami Gibus était du voyage ainsi que, ce qui va de soi,  nos chères épouses. Il est en train de négocier le prix du citron vert que l’on aperçoit près du genou de la marchande car à Karukera on ne saurait passer une journée sans presser au moins un citron vert. Je vous en donnerai la raison un peu plus tard .

 

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Le festival de couleurs se poursuit avec la fabuleuse diversité des fruits, fleurs, légumes offerts sur les étals : ananas, oranges, bananes de toutes sortes, prunes cithères, noix de coco, cerises pays, mangues, letchis sans oublier les indispensables citrons verts côtoient ignames, maniocs, madères, patates douces , malengas (choux des caraîbes) fruits de l’arbre à pain, pour le plus grand plaisir de yeux et surtout des papilles. L’arbre à pain surnommé « mamanz’enfants » est d’ailleurs l’arbre providence des Antilles que l’on trouve dans chaque jardin. Ses gros fruits verts délicieux se consomment cuits à l’eau, frits ou en purée.

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Les étals d’épices ne sont pas les moins garnis et offrent fenugrec, anis étoilé, roucou, bois d’inde, canelle, graines de moutarde et toutes sortes de piments et de mélanges dont la fameuse préparation pour « sauce chien » perle gastronomique des Antilles. Les vieux messieurs un brin « rouillés » et les plus jeunes exténués par la « chaleur » des nuits antillaises peuvent y trouver aussi du « bois bandé » supposé leur rendre leur vigueur. Mais il ne s’agit très souvent que de canelle car le produit original peut être dangereux pour la santé, cela dit l’effet « placebo » peut marcher aussi pour ce genre de produit que je n’ai pas testé !

 

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Du coté des étals des pêcheurs les couleurs ne manquent pas non plus, car les eaux tropicales sont riches d’une grande diversité de poissons, bien que la surpêche et des pratiques condamnables y fassent  comme ailleurs des ravages. Cette surpêche menace la survie des récifs coralliens nécessaires à la diversité de la vie marine et qui sont déjà durement affectés par le réchauffement climatique.

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Les langoustes grillées au feu de bois avec une sauce chien sont l’un des mets de choix proposés dans les petits « Lolos » (restaurants familiaux rustiques et sans chichi) qui abondent à Karukera, de même que les fricassées de lambis (énormes coquillages) ou de chatrous (sorte de calamars).

 

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Vu l’outil de coupe dont dispose ce pêcheur mieux vaut  ne pas plaisanter sur l’état de fraîcheur de son poisson. Enfin moi je ne m’y suis pas risqué !

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On peut notamment déguster à Karukera de délicieux poissons locaux appelés « brousses » qui sont munis d’une véritable cotte de maille que seuls les pêcheurs expérimentés savent retirer. C’est un étonnant spectacle de les voir ainsi « dépouiller » ce poisson qui, outre une chair savoureuse, présente l’énorme avantage de ne pas avoir d’arêtes.

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L’Église de Saint Pierre et de Saint Paul, qui illumine de sa façade colorée la place Gourbeyre située près du port de Pointe à Pitre, a été construite en 1807 et restaurée en 1867. Les colonnes et les frontons triangulaires qui l’ornent  lui confèrent un aspect grec, étonnant sous cette latitude. Des statues des quatre Évangélistes, Jean, Luc, Marc  et Mathieu, exposés aux abondantes pluies tropicales flanquent les portes d’accès. Pierre et Paul ont droit à un meilleur sort vu qu’on les a installés dans des niches où ils sont à l’abri. Même en ce lieu soit-disant fraternel règne l’inégalité ! Comment voulez vous que la justice règne en ce monde ,

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L’une des principales cultures de karukera est la canne à sucre qui couvre une bonne partie de Grande Terre ainsi que les pourtours de Basse-Terre, notamment dans la région de Sainte Rose où cette photo a été prise, de Saint Claude et de Capesterre.

La culture de la canne à sucre a été développée à partir du XVIIème siècle avec l’assistance technique des Hollandais chassés du Brésil par les portugais. Longtemps orientée principalement vers la production de sucre, cette exploitation a commencé à péricliter au XIXème siècle en raison du développement de la production sucrière européenne à partir de la betterave. Ce déclin a été accéléré par les accords de l’OMC qui a conduit à une baisse considérable des prix garantis afin de favoriser la concurrence. Ce qui fait qu’il ne reste plus dans l’île qu‘une seule sucrerie -  la société Gardel - située au Moule sur Grande Terre.

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Mais fort heureusement il existe une alléchante alternative pour cette plante prolifique qui pousse en un an et peut se régénérer quatre ou cinq ans de suite : la production de rhum agricole.

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Mais avant de vous parler de ce divin breuvage, je me dois de vous rappeler qu’au départ l’exploitation de la canne a été frappée du sceau de l’infamie, puisque c’est cette activité, avec l’exploitation du café, du tabac et du coton en d’autres lieux, nécessitant toutes une main d’œuvre importante,  qui a conduit au développement de l’esclavage régit par l’ignoble « code noir » institué en 1685. Rappelons que l’esclavage a été aboli par les révolutionnaires en 1794 mais rétabli en 1804 par le petit boucher corse, Napoléon, sous l’influence de sa dulcinée de l’époque, Joséphine de Beauharnais, fille de riches planteurs martiniquais. Il a fallu attendre 1848 pour que l’esclavage soit définitivement aboli par la France à l’initiative de Victor Schoelcher qui a une rue à son nom dans chacun des villages de l'ïle.

C’est donc au son d’une telle cloche que la vie des esclaves était rythmée et on se doute qu’ils n’étaient pas au trente cinq heures !

 

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C’était une époque où les cannes étaient fauchées manuellement et emportées jusqu’aux moulins sur des cabouas (sorte de chars) tirés par des zébus. Fermant les yeux on croit alors entendre porté par les alizés ces paroles d’une antique mélopée :

« Voici les champs de cannes où l’on chante en cadence,

Tandis que les coutelas coupent les blonds roseaux,

Que les courageux zébus emportent sur de lourds cabouas.

Nous ne sucerons plus la canne enrubannée,

Réduite maintenant en fibre de bagasse,

Voici la distillerie où le vesou s’élance,

Au sortir du moulin dans un tumulte d’eau »

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A l’origine les cannes étaient en effet broyées  grâce à des moulins qu’actionnaient les alizés qui soufflent en permanence sur les Antilles. Il en existait 240 au début du XIXème siècle qui ont peu à peu disparu avec l’invention des broyeurs à vapeur.

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Les quelques moulins qui subsistent sont souvent envahis par la végétation comme celui de Lubeth sur Grande Terre pris dans l’étau des multiples troncs d’un «figuier maudit » dont les graines, prétend la légende, ont été plantées par d’anciens esclaves pour se venger.

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Ainsi le chant des oiseaux a-t-il remplacé le bruissement du vent dans les ailes. Mais qui sait, peut être qu’avec l’arrivée des éoliennes dans nos campagnes ces moulins connaîtront un jour une nouvelle vie ?

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Aujourd’hui d’énormes tracteurs ont remplacé les cabouas, mais là encore il n’est pas exclus qu’un jour les zébus fassent leur retour, comme on le voit dans nos campagnes où bœufs et chevaux reviennent à la mode, notamment dans les vignes. Ils présentent, en effet, de nombreux avantages : ils ne tassent pas les sols, ne s’embourbent pas, ne polluent pas et nécessitent un minimum d’entretien.

 

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Mais revenons à la production de rhum agricole, élixir prestigieux des Antilles Françaises, largement supérieur - grâce à une réglementation stricte et un savoir faire inégalé - aux breuvages rustiques qui portent ce nom produits à Cuba, à la Jamaïque ou ailleurs. Les premiers sont en effet produits à partir de la fermentation du jus frais de canne alors que les autres (rhum industriel)  sont obtenus par la distillation du résidu de la fabrication du sucre, la mélasse. L’inventeur du rhum est le père Labat qui ayant débarqué en 1694 à Marie Galante a été atteint d’une forte fièvre qu’il soigna grâce à une eau de vie locale, le taffia, faite à base de jus de canne fermenté. Il a transformé ce taffia amer et rustique  en rhum agricole dont on se régale aujourd’hui.

Il existe aujourd'hui six distilleries à la Guadeloupe : Longueteau à Capesterre (l’une des plus anciennes dont on voit ici l’usine et qui exporte son rhum sous le nom de Karukera) Montebello à Petit Bourg,  Bologne à Saint Claude, Damoiseau au Moule ainsi que Séverin et Reimonenq à Sainte Rose auxquelles s'ajoutent les deux installées à Marie Galante : Pèrel Labat, Bielle

 

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Les deux principales distilleries de la Guadeloupe sont Bologne en Basse Terre et Damoiseau en Grande Terre, dont on voit ici l’usine qui ressemble étrangement au Centre Pompidou à Paris (A croire que l’architecte de ce dernier était un amateur de rhum Damoiseau) et que l'on peut visiter librement, visite qui est fort intéressante, en particulier à la période de récolte de la canne (fin janvier à mai).

En matière de consommation de rhum, les guadeloupéens sont aussi chauvins que le sont les bordelais et les bourguignons en matière de vin.  Ainsi les habitants de Basse Terre ne jurent que par le Bologne et ceux de Grande Terre que par Damoiseau. Mais il faut dire que ces deux grandes distilleries font vivre beaucoup de producteurs de canne et emploient de nombreux salariés.

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Pendant que le vesou (jus de canne fraîchement pressé) coule dans les cuves de fermentation, je vais vous avouer qu'au cours de notre séjour, Gibus et moi avons consciencieusement goûté et regoûté à tous les rhums guadeloupéens à l’occasion de la cérémonie du Ti’Punch qui accompagne tout repas antillais qui se respecte (et il y a deux repas par jour !).

Au demeurant les repas ne sont pas les seuls moments de la journée où l'on peut boire un Ti'Punch (à condition de ne pas conduire bien sûr !). Ainsi peu-on prendre un premier Ti'Punch assez robuste au lever qu'on appellera "décollage" ou "pétépied". Cela dit, on peut aussi doser son TiPunch à sa convenance, il n'y a pas de dogmatisme en la matière. Ainsi les natures délicates prendront un "punch fillette" ou un "ti feu". En général si vous êtes invité, on vous proposera très souvent un second Ti'punch, car il est malvenu de "rester sur un pied !"

 

Je précise pour les ignorants de la chose (c’est dommage pour eux) que le Ti’Punch se prépare avec un filet de jus de canne (ou à défaut un peu de sucre en poudre) deux doigts (de préférence à l’horizontale !) de rhum agricole et un quartier de citron vert. Il faut préalablement écraser le citron vert dans le jus de canne ou le sucre avant de verser le rhum. Certains mettent un glaçon ce qui est une hérésie, car c’est le meilleur moyen de tuer les arômes du rhum.

Selon mon appréciation personnelle tous les rhums que nous avons goûtés sont excellents, à l’exception de ceux de Séverin et Reimonenq un peu rustiques et plutôt destinés aux « planteurs ». Mais si je devais faire un classement, forcément subjectif, je les placerais dans cet ordre : 1) Bielle 50°, 2) ex æquo : Karukera 50° et Père Labat 50°, 3) ex æquo : Montebello 50° et Bologne 50° et pour finir Damoiseau 50°. Je laisse à mon ami Gibus le soin de vous donner son propre classement dans les commentaires.

Toutest ces distilleries produisent également des rhums "vieux" élevés en barriques de chêne qui valent de vieux cognacs ou armagnacs. J'ai notamment dégusté un Karukera millésimé 2000 qui est un vrai nectar. 

Que ceux qui ne sont pas coutumiers du Ti’Punch ne soient pas effrayés par le titre alcoolique en apparence élevé, car il ne faut pas oublier qu’un breuvage à 50° est composé à moitié…d’eau !

 

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Histoire de vous faire rêver et voyager dans les volutes des Ti’Punch que nous avons dégustés durant notre voyage, je vous abandonne provisoirement avec quelques uns des « cadavres » que nous avons laissé derrière nous….

Vous comprenez maintenant pourquoi je préfère appeler la Guadeloupe  du nom de  Karukera et qu'elle est pour moi une île bénie des dieux (et en particulier de mon vieil ami Bacchus !)

A suivre.....

 

*******

C'est la période des vacances  et vous allez vous retrouver à coincer la « bulle » quelque part dans un jardin, sur une plage ou au bord d’un ruisseau, votre MP 3 collé sur les oreilles, car c’est connu la musique adoucit les mœurs et vu l’état du monde vous avez bien besoin que vos mœurs soient apaisées ! Pourquoi ne pas y mettre quelques chansons de mon cru qui figurent dans mon dernier album "Ti Punch" et qui vous emmèneront aux Antilles, lieu éminemment dépaysant ! Vous pourrez ainsi écouter "la complainte du Coupeur de canne",  vous laisser bercer par la langueur de Marie-Galante, sentir les envoutantes effluves du Ti’ Punch ou écouter la sensuelle histoire du Bernard-l’hermite…..

C’est sur Deezer (cliquez sur Deezer) ou Spotify  ou encore Itunes…(faites une recherche sur Old Nut).

Vous y trouverez aussi mes autres albums "Bidochon dream " et "Jennifer" (cliquez sur le titre)

 

Vous pouvez également vous tenir au courant de la parution de mes prochains albums en vous inscrivant sur ce nouveau blog Old Nut Zimbalam 

 

Texte & Photos Ulysse (sauf deux signées M&G Buffler)

 

19/05/2014

Périple à Karukera - 9 - Intermède carnavalesque..

Etant encore sous le charme des îles qui me pousse à la paresse je vous invite à suivre cette frégate pour participer à un un petit intermède carnavalesque.....

 

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Je vous invite également à regarder et à diffuser à vos amis cette émouvante  vidéo (en espagnol) qui a été faite par le chanteur Macaco avec les travailleurs et les patients du 8e étage (Oncologie) de L'Hôpital pour enfant San Juan de Dios à Barcelone afin de récolter des fonds pour la recherche sur le cancer. Chaque fois que l’on regarde la vidéo, 5 centimes sont versés à la cause.

 

PHOTOS ULYSSE

 

04/03/2014

Périple à Karukera - 3ème partie - Défilé de carnaval à Sainte Rose

 

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Le carnaval en Guadeloupe est un  grand événement populaire festif qui se déroule sur six semaines environ entre le deuxième dimanche de janvier et le mercredi des Cendres. Le dernier jour du carnaval Vaval, le roi du Carnaval est mis à mort, pour mieux renaître l’année suivante !.

Le carnaval a été introduit par les colons au XVIIème siècle pour faire la fête avant la période du carême. Progressivement, les esclaves furent autorisés à y participer et à se se moquer de leur maître, sans conséquences.  De là vient une tradition satirique qui perdure aujourd’hui .

Chaque week-end pendant la période de carnaval, les différentes troupes défilent dans des villes désignées et passent devant un jury qui sélectionnent celles qui auront le droit de participer aux deux finales qui auront lieu la première, le Dimanche Gras à Pointe à Pitre et la seconde, le mardi gras à Basse Terre. Au cours de ces finales deux troupes seront désignées « reines du carnaval ». Entrons tout d’abord dans les coulisses du carnaval avant que le cortège ne s’ébranle…

 

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Et que la fête commence !

 

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Si vous avez aimé ce défilé de carnaval, c'est que vous appréciez la danse et la musique aussi je vous invite à découvrir mes compositions sur mon nouveau blog musical  OLD NUT que vous pouvez consulter en cliquant ICI

 

A suivre...

 

Texte & Photos Ulysse