14.01.2008
Souvenirs d'Egypte: Au dessus de Louxor en ballon
Au cours de mon adolescence (c'était au siècle dernier !) j'ai lu comme tous les ados de l'époque « Cinq semaines en ballon » de jules Vernes, ce roman qui relate l'expédition de Samuel Ferguson et de son ami Dick Kennedy au dessus du continent africain. Depuis lors j'avais conservé dans un recoin de ma tête fort encombrée le rêve de suivre un jour l'exemple de ces aventuriers.
Mon récent voyage en Egypte m'a donné l'occasion d'accomplir ce rêve. Je suis enfin monté à bord d'un ballon pour survoler certes une infime partie du continent Africain mais dont la beauté compense et au delà la brièveté de mon expédition qui n'a pas dépassé les 2 heures.
Levés à 4H du matin pour profiter du spectacle du lever du soleil sur le Nil, c'est avec émotion que nous aperçevons au travers de la palmeraie qui borde le lieu de décollage notre premier ballon en train d'être gonflé, illuminé par la flamme du réchauffeur.
On nous affecte à un ballon en cours de gonflage, la flamme transformant le ballon en un immense coquelocot rouge prêt à s'envoler vers les étoiles
Le premier ballons décolle comme une immenses bulle de savon soulevée par la brise encore fraiche qui vient du désert
Puis notre tour arrive et nous voilà arrimés au bastingage qui réalisons à notre tour le vieux rêve d'Icare, nous sommes devenus oiseaux ou papillons et commençons à jouer avec le vent
La nuée de ballons s'élève au dessus de la montagne sacrée qui surplombe la vallée des Rois et des Reines ou de nombreux pharaons ont été inhumés dans des tombes magnifiques que l'on peut visiter (mais pas photographier pour préserver les peintures rupestres)
Bientôt le soleil se lève et transforme le Nil en un fil d'or que nous suivons un instant
Puis nous prenons de l'altitude et découvrons l'étonnante ligne de partage entre les terres irriguées et le désert, scène qui illustre magnifiquement la parole de Champollion « l'Egypte est un don du Nil
Pour minimiser leur emprise sur les sols fertiles, les maisons sont regroupées dans des ilôts au bord des voies de communication
Et puis nous voguons au gré des humeurs du vent et du talent de notre pilote qui a appris à le domestiquer. Ainsi nous survolons des champs...
...puis nous allons jusqu'à la frange désertique où se terre un antique monastère avant de revenir vers le Nil
...avant que ne s'achève notre périple dans un atterrissage un peu rude ...
Nous mettons le pied à terre avec le sentiment d'être des albatros dont on a coupé les ailes !
Texte & Photos Ulysse
18:39 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : louxor, ballon, vallée des rois, egypte
04.01.2008
Dans les souks de Louxor....
Baguenauder dans les ruelles des souks de Louxor c'est, pour un occidental, remonter le temps. Un temps où les voitures ne polluaient pas les villes et ne menacaient pas à chaque instant le vie des passants. Un temps où les gens déambulaient en prenant le temps de se saluer, de s'enquérir de la famille et de la marche des affaires, où la convivialité l'emportait sur l'indifférence.
Et puis il y a les devantures des échoppes comme autant de cavernes d'Ali Baba offrant à nos yeux ébahis tout ce que la terre fertile et les eaux du Nil offrent sans compter à ce peuple ingénieux et travailleur. Cette générosité du sol et de l'eau se retrouve dans le tempérament des Egyptiens ouverts et chaleureux avec les étrangers.
Dans les rues les effluves de l'encens renforcent votre sentiment d'être dans un conte des mille et une nuits
Un fabricant de narguilés répète avec calme et sérénité des gestes séculaires qui permettront aux hommes de transformer leurs rêves en volutes de fumée.
Des marchands ambulants sillonnent les ruelles qui offrent au passant ainsi qu'à leurs montures de quoi apaiser leur faim ou leur soif
Il faut dire que la force animale remplace ici avantageusement la force mécanique, ce que dans nos pays énergivores nous récouvrirons peut être un jour contraints et forcés lorsque nos pompes à essence seront, comme nos nappes phréatiques, asséchées
Après avoir déambulé dans la frénésie du jour, il faut y revenir à la nuit tombée lorsque les clients se font plus rares et que les commerçants peuvent alors s'abandonner à leurs rêves et méditations
Le thé à la menthe est l'un des piliers de la culture arabe, facteur fondamental d'échange et de convivialité. C'est sans doute le second fleuve d'Egypte après le Nil ...
Après le thé à la menthe, viennent les épices innombrables qui magnifient la cuisine orientale et ornent de leurs couleurs bariolées les étals des échoppes
Ici l'affamé ou l'assoiffé vit sans stress car il sait que même au coeur de la nuit il trouvera toujours une épicerie ouverte
Quand aux gourmands, c'est un pays qu'il leur faut fuir car on ne saurait résister aux tentations des patisseries orientales qui marrient la douceur et la saveur des dattes et du miel .
Et puis ce peuple cordial et volubile aime par dessous tout le soir se livrer au plaisir de la conversation que nous avons chez nous pendu haut et court aux branches de nos antennes de télévision.
Texte & photos Ulysse
09:36 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : louxor, egypte, souks
30.12.2007
Souvenirs d'Egypte : Le temple de Louqsor
Le Temple de Louqsor (ou Louxor) est situé sur la rive orientale du Nil au coeur de l'une des capitales de l'ancienne Egypte,Thèbes, qu'Homère avait surnommée la ville aux cents portes.
Je vous invite à le visiter à la nuit tombée lorsque les projecteurs magnifient la majesté et l'élégance des bâtiments dont il est constitué. On y pénètre par un Pylone bâti par Ramsès II orné d'un obélisque, symbole solaire que sa forme et sa fonction -capter les rayons de l'astre – apparentaient aux pyramides. Son frère jumeau trône hélas au centre de la place de la Concorde à Paris, ramené par Napoléon, spécialiste en matière de rapines et massacres en tous genres, à la suite de sa campagne d'Egypte
On traverse ensuite la cour de Ramsès II où les statues du pharaon nous accueillent protégées pour l'éternité par un portique de colonnes.
Sérénité, majesté et puissance se dégagent de cette statue de Pharaon,
et dont le regard semble perdu dans la contemplation des étoiles .
Nous longeons ensuite la grande colonnade qui, à l'instar de la salle hypostile du temple de karnak, ne peut que nous laisser songeur sur l'inventivité et la force de la foi en leurs dieux des anciens Egyptiens, qui leur a permis, avec des moyens techniques somme toute rudimentaires, d'édifier de tels monuments qui défient les lois de la pesanteur.
Et l'on débouche ensuite sur la splendide cour d'Amenophis III, bordée de portiques à colonnes fasciculées
L'extrême élégance du temple se retrouve dans les bas reliefs représentant Pharaon faisant ses offrandes aux dieux au moment du passage des portes de l'éternité
où dans celui représentant une vache sacrifiée pour assurer la nourriture de Pharon pendant son séjour dans l'au delà.
Les colonnades se succèdent à la fois vertigineuses et aériennes donnant le sentiment que les pierres dont elles sont constituées sont en apesanteur
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Nous revenons vers le pylone d'entrée en méditant sur la grandeur et la fragilité de l'aventure humaine qui peut en un temps soulever des montagnes puis soudain disparaître emportée par le vent du désert.
En s'éloignant du temple pour en appréhender l'harmonie générale, on passe dans l'allée des Dromos, ces spinxs à tête de Pharaon, longue de plus de 2km et qui mène au temple de karnak .
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Au coeur de la nuit et du silence, il est fascinant alors de contempler en tête à tête le visage impassible de celui qui dans les temps anciens domina le monde.
Texte & photos Ulysse
09:26 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : louxor, égypte, pharaon, sphinx
27.12.2007
Souvenirs d'Egypte : sur le marché
L'Egypte est un don du Nil car grâce à l'eau de ce fleuve et au limon fertile qu'il a déposé sur ses rives les paysans égyptiens peuvent cultiver la plupart des fruits et légumes existant sur notre planète terre. C'est une fête pour les yeux et pour le coeur de déambuler dans leurs marchés où les étals sont autant de cornes d'abondance et où les gens que l'on y croise sont d'une extrême gentillesse vis à vis des étrangers. Je vous invite à suivre mes pas dans le marché d'un petit village près de Louxor.
Texte & photos Ulysse
11:44 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : louxor, egypte, marché
23.12.2007
Souvenirs d'Egypte : le temple de Karnak
Le nom antique de Karnak, Ipet Sout, signifiait « centre du monde », ce lieu ou le dieu suprême Amon a créé tous les êtres et les choses. Amon, qui cumulait aussi la fonction du dieu solaire Ré était le garant de la survie de l'univers qu'il avait créé et donc du royaume sur lequel régnait son « fils bien aimé » : Pharaon .
Les spinx du « dromos » (entrée du temple) occidental ont un corps de lion (symbole de royauté) et une tête de bélier (animal emblématique du dieu Amon symbolisant la force physique et la fécondité). Entres les pattes des sphinxs est blotti pharon, fils du dieu Amon.
Le culte rendu dans le temple à Amon-Ré favorisait la pérennité du monde et le maintien de la vérité de l'ordre et de la justice. Un clergé très hiérarchisé était au service du dieu et résidait dans le temple. Nul ne pénétrait dans le temple s'il n'était pas prêtre. Ce clergé procédait à des cérémonies mystérieuses respectant un rituel précis et complexe afin d'assurer le bon fonctionnement de l'univers
Le temple possédait un immense domaine agricole qui occupait près de 80.000personnes à son apogée, au temps de Ramsès III (environ 1200 avant J-C)
Les premiers édifices du temple furent édifiés aux alentours de l'an 2000 avant J-C et pendant plus de vingt siècles les Pharons successifs vont agrandir et embellir le Temple, démolissant parfois les bâtiments de leurs prédecesseurs pour en construire de nouveaux
On ne peut que rester bouche bêe devant l'impressionnante salle hypostile avec ses colonnes de 25m, impressionnante forêt de payrus et de lotus géants symbolisant la force de vie dont les racines plongeaient dans la nappe d'eau souterraine (noun) supposée baigner le monde et d'où sortait le Nil et dont les coroles touchaient le ciel, symbolisé par un plafond peint en bleu aujourd'hui disparu.
De même la seule colonne qui reste du kiosque de Taharqua donne une petite idée des dimensions phénoménales de ce temple
De tous cotés des portiques conduisent à des cours ou trônent de gigantesques statues de pharaons ou de divinités
Une obélisque rescapée du passage des siècles se dresse vers le ciel, émouvant défi de cette civilisation qui se croyait,comme la notre, immortelle et qui a subi le sort que nous subirons un jour.
Des colonnades de dimension plus modeste en forme de Lotus témoignent du souci d'harmonie et d'élégance de cette civilisation extrêmement raffinée.
Raffinement que l'on retrouve dans ces magnifiques gravures qui figurent dans la salle dit du « jardin botanique »
De même la puissance et le réalisme impressionne dans cette étonnante représentation de la terrible déesse Sekmet à tête de lionne qui présente une incongruité anatomique !
Certains préfèreront la douceur qui émane de cette représentation du dieu Osiris tenant des lotus dans sa main accompagné de sa soeur-épouse, la déesse Isis, attendant Pharaon au seuil de la mort. Qui aurait peur de mourir s'il savait être accueilli de pareille manière ?
Là s'achève notre visite, laissons la nuit recouvrir de son manteau étoilé les merveilles et les nombreux mystères de cette fascinante civilisation
Je souhaite un joyeux Noël à tous mes lecteurs et lectrices.
Texte & photos Ulysse
18:01 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : karnak, egypte, louxor
